AU PRINCE LEBRUN
ARCHITRÉSORIER DE l'eMPIRE, LIEUTENANT GÉNÉRAL DE l'eMPEREUR EN HOLLANDE (3).
FonUinebleaa, 28 septembre 1810.
Je reçois votre lettre du 25 septembre. Je vois avec peine le mouvement qui a eu lieu à Haardingen. Je ne me paye pas de ces excuses; vous êtes beaucoup trop bon. Faites juger les coupables par une commission militaire, et faites des exemples. Je n'accorde pas le pardon que le corps municipal demande pour les coupables. Encore une fois, faites juger les chefs par une commission militaire.
(1) AFiv 885. — Mémoires du prince Eugène, t. VI, p. 401.
(2) Ibid,
(3) Ibid.
FonUinebleao, 28 septembre 1810.
Je VOUS autorise à donner Tordre à Mme La TrémoîUe de partir sous 24 heures pour sa terre à Bourges; qu'elle n*en sorte pas. Vous me ferez connaître où sont situés ses biens personnels, et d'où ils proviennent.
Fontainebleaa, 28 septembre 1810.
Je vous ai renvoyé Touvrage de Mme de Staël. A-t-elle le droit de s'appeler baronne? Prenait-elle ce titre dans les ouvrages qu'elle a publiés jusqu'à cette heure? Faites supprimer le passage relatif au duc de Brunswick, et les trois quarts des passages où elle exalte l'Angleterre. Cette malheureuse exaltation nous a déjà fait assez de mal.
Fontaineblean, 28 septembre I8I0.
Je reçois la note relative à Duplan, coiffeur de l'impératrice. Il n'a que 4,000 francs, et il paraît que son état lui en rapportait 24,000. En conséquence, je lui accorde :
1* 24,000 francs d'indemnité, qui lui seront payés de la manière suivante : 12,000 francs par vous sur la cassette que vous avez, et 12,000 francs par Meneval sur la petite cassette;
2"* A dater du V septembre, il jouira de 24,000 francs de traitement, savoir : 4,000 sur le budget de la maison, 14,000 francs
(i) AFiv 885.
(S) IMd,
(8) Ibid, — L. DE Brotonvi, dons la NauveUe Revue, U LXXXVI (1894).
que vous lui donnerez, en le portant sur votre budget particulier; ce qui fera 1,166 francs à lui payer par mois, et 6,000 francs que Mené val lui payera sur le pied de 500 francs par mois.
Par ce moyen, la cassette de Timpératrice ne sera chargée d^aucuns nouveaux frais. Remettez-moi à signer tous les ordres nécessaires pour cela.
miilSTBB DB LA GUERRE (1).
Fontainebleau» 8 octobre 1810.
Répondez au duc de Reggio que mon intention est qu'il mette la plus grande vigueur à dissiper les attroupements. Faites-lui connaître que rien ne peut les excuser ; que j'ai blâmé la manière de voir du prince arcfaitrésorier à cet égard ; que le peuple a toujours tort, quand il s'oppose à la force armée ; que les douaniers en font partie, et que, loin d'être découragés, ils doivent être soutenus et secondés. Le duc de Reggio doit faire connaître à la populace d'Amsterdam qu'il ne lui sera point fait grâce. Tout individu qui serait pris tirant sur la force armée, doit être jugé par une commission militaire» et sur-le-champ exécuté.