ROI DE NAPLES
FonUinebleao, 18 octobre 1810.
Je reçois votre lettre, du 9 octobre. Je désire que vous envoyiez une partie de votre flottille sur Brindisi et Otrante pour favoriser le passage et la communication avec Corfou.
Les droits sur les soieries et les draps peuvent être établis dans votre royaume, à condition que vous défendiez l'entrée des draps et soieries des autres pays. Chargez votre ministre de s'entendre làdessus avec le duc de Gadore. Ce n'est que la concurrence que Ton craint; si vous n'en recevez que de France, peu importe que vous mettiez un droit.
Vous devez sentir à présent combien est grande la faute que vous avez faite en envoyant le bâtiment V Hercule à Lucien, puisque ce malheureux est aujourd'hui prisonnier des Anglais à Malte. Puisque je ne lui en avais pas envoyé, c'est que je ne voulais pas qu'il partit. La reine vous dira combien cela a excité mon mécontentement. Soyez plus circonspect à l'avenir, et ne vous mêlez pas de ce qui ne vous regarde pas.
(1) Al<^iv 886.
(2) Ibid.
MINI8TBE DB M POLICB GÉNÉRALE (1).
FonUinebleau, 20 octobre 1810.
Je vois dans la Gazette de France un article relatif à un ministre de la junte espagnole aux États-Unis, où il est question de Ferdinand VII. Qui est-ce qui a autorisé la Gazette de France à mettre un si mauvais article? Déclarez à la Gazette de France que^ la première fois qu*elle copiera de pareils articles, elle sera supprimée.