PRÉFET DU PALAIS
Parii» 18 février 1810.
Puisque Topera de la Mort (tAbel est monté, je consens qu'on le joue. Désormais, j'entends qu'aucun opéra ne soit donné sans mon ordre. Si l'ancienne administration a laissé à la nouvelle mon approbation écrite, on est en règle, sinon non. Elle soumettait à mon approbation, non seulement la réception des ouvrages, mais encore le choix. En général, je n'approuve pas qu'on donne aucun onvrage tiré de l'Écritare sainte; il faut laisser ces sujets pour rÉglise. Le chambellan chargé des spectacles fera immédiatement connaître cela aux auteurs, pour qu'ils se livrent à d'autres sujets. Le baUet de Veriumne et Pomone est une froide allégorie sans goût. Le ballet de V Enlèvement des Sàbines est historique ; il est plus convenable. Il ne faut donner que des ballets mythologiques et historiques, jamais d'allégorie. Je désire qu'on monte quatre ballets cette année. Si le sieur Gardel est hors d'état de le faire, cherchez d'au-
(i) AFnr 883.
iS LETTRES INÉDITES DE NAPOLÉON I-. — 1810.
très personnes pour les présenter. Outre la Afort d'Abel^ je désirerais un autre ballet historique plus analogue aux circonstances que V Enlèvement des Sabtnei,