‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 3)Chapitre 116 sur 280 · AU PRINCE LEBRUN · texte numérisé non relu

AU PRINCE LEBRUN

ARCHITRÉSORIBR DE l'eMPIRE, LIEUTENANT GÉNÉRAL DE i/bMPEREUR EN HOLLANDE (2).

Saint-CIoud. 3 mai 18 II.

Je reçois votre lettre du 30 avril. Ce M. Lemosy est-il un homme habile? Quel âge a-t-il? Peut-on se fier à lui?

Le préfet d'Emden est un homme bien faible; j'attendrai le rapport que me fera le comte Real, poiir prendre un parti. Mon intention est que les 500 hommes qui composaient le rassemblement qui a battu le préfet, soient tous envoyés en France, pour servir dans mes ports. Écrivez dans ce sens au conseiller d'État Real. Je n'entends pas raillerie là-dessus : le préfet me représente ; ceux qui sont restés indifférents sont coupables. Ne devrais-je point des remerciements à ces deux villes (3) de ce qu'elles ont bien voulu se laisser désarmer lorsque les troupes sont arrivées? Il faut que les

(1) AFiv 891.

(3) EmdcD et Aurich, où des émeutes avaient eu lieu.

LETTRES INEDITES DE NAPOLEOM I*. — 1811. 131

maisons de ceux qui se sont sauves soient brûlées, leurs parents arrêtés, leurs biens confisqués et les individus condamnés à mort par contumace par une commission militaire. Il est nécessaire d'en faire fusiller plusieurs des plus coupables. Envoyez la copie de ma lettre au conseiller d'Etat Réal. Il faut du sang et des châtiments pour laver Toutrage fait au gouvernement.

Saint-CIoud. 3 mai 1811.

Écrivez à Réal pour lui réitérer mes ordres. Mon intention est que les 500 marins qui ont pris part à l'affaire du 11 mars à Aurich soient arrêtés et conduits en France pour servir à Toulon, Brest et Lorient ; que plusieurs soient traduits à une commission militaire et fusillés ; que les plus coupables qui se sont sauvés, soient condamnés à mort par contumace, leurs pères, mères, femmes, frères, sœurs arrêtés, leurs maisons brûlées et le séquestre mis sur tous leurs biens. Le crime qui a été commis est énorme : on a battu le préfet, qui était le premier magistrat civil. Je n'entends pas partager la ftdblesse de Tarchitrésorier et de l'administration du pays. Que Réal prenne des mesures pour arriver à ce résultat.

3ai\ISTRE DE LA POLICE céNBRALE (2).

Saint-GIoud, 7 mai 1811.

Les princes espagnols font des courses à cheval. Il y a des projets pour les enlever, et on les enlèvera. Il faut que vous preniez des mesures pour que ces courses cessent, et même pour qu'il n'y ait plus un cheval de selle dans le château. Il faut que ceux qui sont chargés de leur garde soit bien imprudents.

Qu'est-ce qu'un nomme Schmîdt qui est près des princes?

(1) AFiv 891.

(2) Ibid.

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