AU COMTE DEFEUIOX
IXTEVDAVr GÉVÉRAL DU DOMAINE EXTRâOEDlKAIEB (2).
Saiot-aoad. U tnil 1813.
Faites avancer 100,000 francs au duc d'istrie sur sa dotation du duché d'Istrie, dont vous vous rembourserez pendant 1813.
(t) AFiv 899.
(î) Ibid.
LETTRES IXEDITES DE NAPOLEOX I«. — 1813. 231
ARCHICHANCBLIBR DB L*BMPIRB (1).
Mtyence, 19 tvril 1813.
Je reçois votre lettre du 16 avril.
Je trouve fort ridicule qu'on propose un sursis pour un nommé Sala, qui a passé à Tennemi. Il n*y a ni sursis ni grâce pour un pareil délit. Témoignez-en mon mécontentement au ministre de la guerre.
Je suis également surpris que ce ministre se soit servi du télégraphe pour dire au général Delmas de se rendre à Tarmée. Voilà le moyen de perdre les gens. J*avais eu à me plaindre de ce général ; j'ai cédé à ses sollicitations dans les circonstances présentes; mais il y a vraiment de la folie à se servir du télégraphe pour lui dire de rejoindre, comme si c'était un sauveur qu'on envoyât à l'armée. Le ministre de la guerre a peu de tact ; c'est donc à vous que je me plains de ces maladresses.
Quand la régente aura commencé à signer, je dois vous faire connaître que mon intention est qu'elle ne signe les brevets et nominations militaires que jusqu'au grade de chef d'escadron et de bataillon exclusivement; et, pour les sous-lieutenants, je désire qu'elle ne signe la nomination d'aucun, à moins qu'il ne s'agisse d'élèves sortant de Saint-Cyr ou de Saint-Germain, ou d'anciens sergents proposés par leurs corps. Quant aux nominations en faveur de jeunes gens de famille, il faut que cela me soit renvoyé. Je désire que vous apportiez une attention particulière à ce qu'aucun Irlandais, étranger émigré ou jeunes gens qui n'auraient pas encore servi dans l'armée, ne soient compris dans les nominations militaires soumises à la signature de Sa Majesté. Prévenez le ministre de la guerre que cela doit faire l'objet d'un travail particulier, pour m'étrc soumis, l'impératrice ne devant signer que ce qui est de protocole ordinaire, c'est-à-dire ce qui n'est susceptible d'aucune dif- Gculté. Si vous n'apportez pas attention à cela, le ministre Cuirait par empester l'armée, et il en ferait tant que je serais forcé de lui retirer ma conGance.
(1) AFiv 899.
tCTTlES OEDriES DE XAfi)Ul>\ f. — ISiX