AU COMTE DE LAVALLETTE
Paris. 2 mai 1815.
Vous donnerez 1,000 francs par mois, à dater du I*' mai, à Mme Hamelin, et cela pendant cette année. Elle vous enverra des notes, que vous me ferez remettre, comme vous faites pour plusieurs autres.
(1) Mémoires du roi Joseph, t. X, p. 244, — Baroo Du Gassi, SupplémetU à la Correspondance.
(2) AFiv 908.
3V0 LETTRES IXEDITES DE NAPOLÉOX I«. — 1815.
1186. —A M. FOUCHÉ, DUC D'OTRAIVTE,
MINISTRE DE LA POLICE GÉNÉRALE (l),
Paris. 3 mai 1815w
M. de Lé vis, aide de camp du duc de Berry, est à Paris depuis deux jours. Il demeure rue \euve du Luxembourg, n* 2. Tâchez de le faire arrêter, de manière à avoir ses papiers.
Paris. 5 mai 1815.
Vous direz au capitaine de vaisseau Moncabrié qu*on a trouvé dans les papiers de M. de Blacas une lettre dans laquelle il fait à M. Malouet le récit de la conversation qu'il a eue avec moi à Fréjus ; qu'elle est parfaitement conforme à la vérité, et dans de bons termes ; que j'en ai été satisfait.
MINISTRE DE l'iNTÉRIEUR (3).
Paris, 5 mai 1815.
J'ai signé le décret qui autorise un certain nombre de citoyens de la Corse à représenter ce département à l'assemblée du Champ de Mai. Il est inutile d'imprimer ce décret en France; mais il convient qu'il soit publié en Corse. Suivant la Constitution, ce département doit avoir des députés à la Chambre des représentants. Je désire que vous me présentiez un projet de décret pour ordonner la formation des collèges électoraux, dont la Corse a été privée jusqu'à ce jour. Comme il faudra quelque temps pour que cette mesure soit arrêtée, vous pourriez, dès à présent, annoncer au duc de Padoue, en lui envoyant le décret d'aujourd'hui, que vous lui en enverrez
<1) AFiv 908.
(2) Ibid.
(3) Recueil de pièces sur le captif de SaifUe-Héléne, t. V, p. 4SS.
incessamment un autre pour la formation des collèges électoraux et la nomination des députés.
1189. — A M. FOUCHÉ, DUC D'OTRAOTE,
Paris, 5 mai 1815.
On assure que Tex-sous-préfet du Havre Fouache favorise un rassemblement de 200 militaires rappelés qui restent autour du Havre. Donnez ordre au sieur Fouache de se rendre à Paris, et, si les faits qu'on lui impute sont vrais, faites-le arrêter.
On dit encore qu'à Blangy, dans la Seine-Inférieure, chez un M. de Galonné, il y a une réunion de noblesse. <}u'est-ce qu'on fait là?
On assure également qu'il se rend à Rouen, chez une demoiselle Mâche, un grand nombre de personnages qui y portent de l'argent.
Paris, 5 mai 1815.
Envoyez l'ordre que le colonel de Vence, qui est à Rouen et qui pratique des intelligences avec son ancien régiment, soit sur-lechamp arrêté et conduit à l'Abbaye.