AU COMTE BIGOT DE PREAMEXEU
DIRRCTEUR GÉNÉRAL DBS CULTES (3).
Paris, 23 mai 1815.
Faites donner la démission à Tévéque de Soissons. Faites-moi connaître de quel pays il est, et renvoyez-le dans son pays.
1210. — A M. FOLCHÉ, DUC D'OTRANTE,
Paris, 25 mai 1815.
Je VOUS envoie une lettre du général Lemarois que je vous prie de me renvoyer.
(1) AFïv 908.
(2) Lettre analogue à M. de Mootalivet, intendant général de la couronne.
350 LETTRES INEDITES DE NAPOLEOX I". — 1815.
Ayez une conférence avec le comte Duchàtel. Comme il est possible qu*il ne donne pas une meilleure direction à sa famille, il va me mettre dans le cas de les destituer tous.
1211.— A M. FOLCHK, DLC DOTRANTE,
MINISTRE DR LA POLICK (;K\KRALE (I).
Paris. 25 mai 1815.
Envoyez un agent à Noyon. Il y a là des rassemblements publics où les royalistes se prononcent ouvertement. Votre agent restera là plusieurs jours sans être connu, et vous fera ensuite son rapport sur les principaux qu'il convient d'arrêter ou d'éloigner. C'est à Noyon qu'on met à la poste les proclamations de Gand.
Donnez l'ordre à l'cx-maire de Givet et à un nommé Longueil de quitter et de s'éloigner de Givet. Envoyez-les en surveillance dans une petite ville de Bourgogne.
Paris, 25 mai 1815.
Je vous renvoie la correspondance du général Delaborde. Ce général parait continuer à agir dans un système funeste. La ville de Nantes n'a pas besoin des secours du 15*. Cette ville, dont la population est de GO, 000 âmes, ne peut pas se laisser prendre par les rebelles. Réitérez-lui l'ordre par une estafette extraordinaire : 1* de réunir le 15*, le 26* et le 25*, ainsi que tous ses gendarmes, et de mettre cette troupe sous les ordres du général Corbineau; 2* de rappeler tous les petits détachements soit de Fontevrauld, soit de tout autre lieu; 3* la jeune garde devant lui arriver demain, de former une troisième colonne sous les ordres du général Brayer. Ainsi il aura la colonne du général Travot, la colonne du général Corbineau et celle du général Brayer. Il joindra à tout cela ce qu'il aura de cavalerie et de gendarmerie. Il laissera le général Charpentier à
(1) AFiv 908.
(2) ibid.
Nantes, où il formera une quatrième colonne, et, aussitôt que ces colonnes pourront se mettre en marche, elles s'y mettront, en avançant à portée Tune de l'autre, afin de se soutenir. Le général Corbineau commandera jusqu'à ce que le général Lamarque soit arrivé. Donnez ordre qu'on organise bien les gardes nationales à Saumur et à Angers, où la population est bonne. Il est important de leur procurer des armes.
Il faut mettre à prix la tête de La Rochejaquelein, de d'Autichamps et des autres chefs, et que, par des mouvements combinés, on arrive sur leurs domaines et qu'on rase leurs châteaux. 11 faut que les généraux fassent des proclamations et qu'ils en fassent faire aux préfets pour éclairer les Vendéens. Il faut annoncer l'arrivée d'une grande quantité de troupes. Témoignez ma satisfaction au général Travot. Le général Lamarque va partir; donnez-lui les mêmes instructions. Le principal, c'est que ses troupes soient toujours réunies, afin d'éviter des échecs. C'est à Nantes, à Angers, à Saumur à se garder, et il suffira de mettre garnison dans les châteaux de ces villes. Les ofGciers que vous avez nommés ne sont pas encore partis; il serait cependant bien important d'avoir là quelqu'un qui s'occupât de la défense et de stimuler ces communes.