‹ Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815) (volume 3)Chapitre 63 sur 280 · A M. DE CHAMPAGMY, DUC DE CADORE · texte numérisé non relu

A M. DE CHAMPAGMY, DUC DE CADORE

Saint-Gloud. 29 août 1810.

Répondez au sieur Bourgoing que je suis fort aise qu'il n'ait pas été en Bohème et qu'il n'ait pas eu de rendez-vous avec le roi [de Hollande] ; que je blâme ce qu'il a écrit et dit, et que je désire qu'il ne prenne plus aucune part à cette affaire. S'il est consulté par le comte de Saint-Leu, il ne doit lui répondre en rien, le laisser faire comme il désire et ne s'en mêler d'aucune manière.

G72. — AU COMTE MOLLIEIV,

Saint-CIoud. 20 août 1810.

Je vous autorise a acheter de la Banque autant d'actions que vous pourrez, au prix de 1,2G0 francs. En calculant que juillet et août porteront 12 francs pour la valeur de l'action, cela ne ferait donc que 1,248 francs. Vous pouvez en acheter à ce taux autant qu'il s'en présentera.

(1) AFii 883.

(2) Ibid.

(t) Ibid.

(3) Ibid. — L. DK Brotunn'k, dans la NouoeUe Reoue, t. LXXXVI (1894).

t% LETTRES INEDITES DE NAPOLEON I". - 1810.

MIVISTRE DE LA POLICE CéNÉRALK (1).

Saint-aoud. 31 août 1810.

Faîtes-moi un rapport sur le général Rousseau, officier au service d'Autriche, qui est à Bruxelles. Qui Ta autorisé à venir? Qui lui a donné des passeports? Il faut le dénoncer au grand juge et me faire un rapport. Avant de me faire ce rapport, faites sortir cet individu de la Belgique et faites-le envoyer à Valenciennes, jusqu'à ce que j'aie prononcé sur lui. Le grand juge revisera la sentence et la soumettra au tribunal de cassation. En général, ne donnez point de passeport pour la Belgique à des Belges autorisés par le traité de Campo-Formio ou autres, à moins qu'ils ne profitent de l'amnistie. Écrivez-en au comte Otto à Vienne. Je ne veux ni de ces Belges, ni de Belges au service d'Autriche qui viennent en semestre. 11 y a une amnistie, c'est à eux à en profiter. S'il en vient, envoyez-les à quarante lieues de la Belgique, et faites-moi un rapport individuel sur le parti à prendre.

G7i. — A M. DE CHAMPAGNY, DUC DE CADORE,

Stint-Gloud, l«r septembre 1810.

Pourquoi des ministres à l'étranger et même mes consuls portentils ma livrée? 11 me semble que je ne l'avais autorisé que pour les ambassadeurs. Faites-moi connaître ce que j'ai ordonné là-dessus.

G75.— AU PRIXCE EUGÈIVE XAPOLÉOX,

VICE-ROI d'itai.ie (3).

Saint-Gloud, A septembre 1810.

Je reçois votre lettre du 28 août. Une polacre ottomane est arrivée

(f ) AFiv 885.

(2) Ibid. — L. DR Brotonnb, dans la Noiweiie Revue, t. LXXXVI (1804).

(3) ibid, — Mémoires du prince Eugène, t. VI, p. 377.

LETTRES ÏXEDITES DE XAPOLEOX 1". — 1810. 65

à Ancône; retenez-la et ne la laissez point partir. Envoyez-moi rinterrogatoire, les papiers de bord, les renseignements qui me fassent connaître si elle a été assurée, et ses certificats d'origine. Transmettez-les à Aldini ; je les ferai examiner au conseil de commerce. Vous n'avez pas en Italie les moyens de juger ces affaires; nous les avons ici, par Tespionnage dans le Levant. Je suis toujours fâché que vous ayez laissé partir les bâtiments ottomans ; une partie de ces bâtiments venait de Malte.

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