‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 210 sur 493 · A M. FOUCHÉ · texte numérisé non relu

A M. FOUCHÉ

IfINISTRR DE LA POLICE GÉNÉRALE (I).

Paris, 10 mars 1808.

Témoignez mon mécontentement au rédacteur du Journal des Débats, qui n'imprime dans cette feuille que des bêtises. Il faut être bien niais pour dire, dans un article de Hambourg, que le roi de Suède peut mettre, avec le secours de l'Angleterre, une armée de 100,000 hommes sur pied. Faites-lui faire un article dans son numéro de demain pour se moquer de ces 100,000 hommes. Le roi de Suède n'en peut pas mettre sur pied plus de 15,000; les Anglais ne lui en fourniront point, si ce n'est quelques régiments de déserteurs. Il est donc ridicule d'attirer l'attention sur une lutte pareille. La Suède perdra la Finlande : voilà ce qu'il y a de plus clair. Nos journaux sont en vérité bien bétes, et cette bêtise a de l'inconvénient, parce que cela donne une importance morale à des princes qui ne sont rien.

(1) AFiv 875.

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