A JEROME NAPOLEON
ROI DB WBSTPHALIE (2).
Bftyonoe, 16 juillet 1808.
Je reçois votre lettre que m'apporte votre aide de camp Girard.
(1) AFiv 87T.
(2) Ibid.
il* Lfet+RES rtîÉttlTES DE NAMLÉON K — IWfe.
Je vous rèc'ortttnàhde trois choses : respect, reconnaissance et attachement à m'ôi et an peuple français, à qtti trous devez tout; — économie là plùfc sévère, pour ne pAs fedi-e contraster It misère des circonstances Vpii pèsent Sur vtts peuples avec un luxe et une dépense déréglés; éconotaie nécessaire à tous les souverains, Surtout au roi d'tth peuple simple; écttnoihië nécessaire eri totis temps, surtout an côtntttehc'émettt d'un règne, où l'opinion se forme ; économie telle qite bon Seuleitieht tons n'ayez pas de dettes, mais encore que, sur VOS 6 tnilliOUs de listé civile, vous en dépensiez trois pour votre maison, vous ayez 1,500,000 francs pour les accidents imprévus, tels (}toe mariages, festiils et bâtisses de palais, et 1,500,000 francs pour forttief en dit arts 15 millions de réserve^ et, d'ici à ce tempslà, vous les prêtiez pour accélérer la formation de votre arihée; — enfin, employez votre temps de manière que vous appreniez ce que vous ne savez pas, la tactique des troupes à cheval, de l'infanterie, de F artillerie, l'administration de la justice et des finances. Quand vous remplirez ces conditions, vous mériterez mon estime, celle de la France et de vos peuples. Pour remplir tout cela, vous avez bien des réflexions à faire * des réformes à opérer et des choses à changer dans vos manières.