‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 311 sur 493 · A JOSEPH NAPOLEON, roi d'espagne · texte numérisé non relu

A JOSEPH NAPOLEON, roi d'espagne

Saint-CIond, 8 septembre 1808.

Je ne conçois pas que vous vouliez envoyer le prince de Masserano à Vienne. C'est une singulière politique que de prendre pour ambassadeur en Autriche un homme qui agira contre moi et contre vous. Envoyez là un des Negrete ou le fils de votre ministre des relations extérieures, ou un autre homme de cette espèce, dont le sort soit intimement lié au vôtre. Sans quoi, il faut n'envoyer personne.

(1) AFiv 878.

(2) Ibid.

Il faut faire passer par les armes les cinq ou six individus qui ont été arrêtés à Bîlbao par le général Merlin, surtout celui qui était désigné dans la proclamation de la junte pour commandant général. Si vous ne faites pas quelques actes de vigueur, ce sera à n'en jamais finir. Cela me parait fort important.

Il est bien singulier qu'on ménage tant la Navarre. Bilbao, la Biscaye et la Navarre doivent nourrir l'armée; sans quoi, comment voulez-vous que je fasse? Il est ridicule qu'on leur donne des indemnités; Bilbao pouvait payer 4 millions.

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