‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 32 sur 493 · AU CITOYEN LUCIEN BONAPARTE · texte numérisé non relu

AU CITOYEN LUCIEN BONAPARTE

Parii, 9 fentôie an IX (28 février 1

Le contre-amiral Ganteaume est arrivé le 30 pluviôse à après avoir pris deux corvettes et une frégate anglaise. Le

(1) AFrv 862.

(3) Dépôt des affaires étrangères, vol. France 1772.

amiral Dumanoir doit être arrivé à Madrid. Il faut, à tel prix que de soit, devenir les maîtres dans la Méditerranée, ou obliger les Anglais à des efforts qu'ils ne pourraient pas supporter longtemps.

Le général Murât, commandant l'armée d'observation du Midi, a conclu le 30 pluviôse un armistice avec le roi des Deux-Siciles, par lequel ce prince a mis un embargo sur tous les bâtiments anglais et turcs.

J'ai reçu le traité que vous avez conclu pour les places de guerre militaires. En conséquence de l'article 4, le reste des forces espagnoles doit se joindre aux forces françaises dans la Méditerranée. Je désirerais savoir sur combien de vaisseaux on peut compter.

Les cinq vaisseaux que l'Espagne doit fournir pour l'expédition d'Amérique, pourront partir de Cadix aussi bien que du Ferrol.

Les Espagnols nous doivent six vaisseaux de guerre; il nous importe de les avoir le plus tôt possible. S'ils nous donnaient trois ou quatre de ceux qui sont à Cadix, le contre-amiral Dumanoir pourrait les choisir et en prendre le commandement. Vous pourriez alors faire rassembler dans les ports d'Espagne tous les Français qui peuvent s'y trouver, et l'on enverrait de Toulon le plus de matelots possible à Malaga, d'où ils se rendraient à Cadix par terre.

Apprenez-moi donc bientôt : 1° que les cinq vaisseaux du Ferrol sont partis pour Cadix; 2° que sept à huit autres vaisseaux sont armés à Cadix; enfin quels sont les vaisseaux que les Espagnols nous donnent.

Nous achèterons de l'Espagne quatre frégates désarmées; bien entendu que l'on nous vendra avec les gréements et armements, et qu'elles seront jugées bonnes par le contre-amiral Dumanoir.

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