‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 333 sur 493 · GOUVERNEUR DU GRAND-DUCHÉ DE TOSCANE · texte numérisé non relu

GOUVERNEUR DU GRAND-DUCHÉ DE TOSCANE

Ar*nda, '28 novembre 1808.

Je reçois de Paris une proclamation signée de vous, du 3 no- Ci) AFiv 878.

vembre, qui ne signifie rien. A quoi bon menacer? Il faut bien plutôt frapper. Que répondra la ville de Sienne, qui n'est pas organisée? Toutes les proclamations ne servent qu'à réjouir nos ennemis et à leur faire croire que la Toscane est en feu. N'était-il pas plus simple de marcher avec deux ou trois colonnes de 3 à 400 voltigeurs, de nommer une commission militaire, de faire fusiller les principaux mutins, de prendre des otages dans les villes qui se comportent mal, et de désarmer les plus mauvais cantons? C'était le moyen de tout finir. Il faut d'ailleurs rendre des comptes aux ministres de la guerre et de la police, c . vous ne leur dites rien.

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