‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 338 sur 493 · A M. MOLLIEN · texte numérisé non relu

A M. MOLLIEN

Chamartin, 15 décembre 1808.

J'ai reçu votre lettre du 2. Je vois avec plaisir que le cours des

5 pour 100 n'a pas été au-dessous de 80. Je ne regrette pas les 30 millions que vous y avez employés. Dût-il en coûter autant, je désire que vous teniez la main à ce que le cours soit maintenu.

6 fr. 25 pour 100, dans l'état de nos affaires, c'est de l'argent bien placé. La Banque peut prendre une bonne partie de ces rentes, ainsi que la caisse de service, et la caisse d'amortissement peut en prendre encore. Ce n'est qu'ainsi que mes 5 pour 100 prendront de la valleur. Chacun sera sûr de ce qu'il a dans sa poche, lorsqu'il ne craindra pas que les 5 pour 100 baissent au-dessous de 80. Je ne vois pas d'inconvénient à ce que vous donniez 5 pour 100, si vous pensez que cela puisse les attirer ; il ne peut y en avoir à donner un

(1) AFiv 878.

(2) Ibid — Mémoires d'un ministre du Trésor public, t. II, p. 365.

intérêt de 5 pour 100 lorsque de la môme main Vous trouves 6 fr. 25.

Je n'admets aucune excuse; que les 5 pour 100 ne tombent pas au-dessous de 80 francs.

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