‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 360 sur 493 · AU GÉNÉRAL CAULAINCOURT · texte numérisé non relu

AU GÉNÉRAL CAULAINCOURT

AMBASSADEUR A SAINT-PÉTRRSBOURG (1).

Parii, 6 février 1809.

Je reçois vos lettres des 15 et 17 janvier. Je vois avec peine que votre santé est altérée... Je crois que M. de Romanzoff reste encore ici quelques jours. Nous venons de recevoir des nouvelles d'Angleterre. Nous voulons voir s'il est possible d'en tirer quelque chose M. de Romanzoff les envoie à l'empereur.

Ma dernière conscription de 80,000 hommes sera toute sur pied avant quinze jours, de sorte que j'aurai en Allemagne autant de troupes qu'avant que j'en eusse retiré pour mon armée d'Espagne. En Italie, je vais y avoir une armée, la plus forte que j'y aie eue. Je vous ai mandé que la conduite de l'Autriche m'avait empêché de former mes camps de Roulognc, de Rrest et de Toulon. Ces trois camps eussent porté l'épouvante en Angleterre, parce que j'aurais menacé toutes ses colonies. L'Autriche devient tous les jours de plus en plus béte, et je suis persuadé qu'il y aura impossibilité de faire du mal à l'Angleterre, sans obliger d'abord cette puissance à désarmer.

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