‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 380 sur 493 · AU COMTE FOUCHÉ · texte numérisé non relu

AU COMTE FOUCHÉ

Pari». 27 mars 1809.

La reine Marie-Louise (3) doit partir de Compiègne le 4 avril pour aller en Italie. Mon intention est qu'on la laisse aller jusqu'à Lyon et que, arrivée dans cette ville, elle change de direction et

(1) AFiv 879. — Mémoires du roi Joseph, t. VI, p. 9t.

(2)AFiv879.

(3) La reine d'Etrurie.

prenne la route de Nice. II faudrait faire trouver un ou deux bâtiments prêts pour l'embarquer avec ses voitures et la conduire par eau jusqu'à Avignon, d'où elle se rendra par terre à Nice. Il ne faut pas qu'elle séjourne à Lyon, et les voitures de bagages qu'elle aurait fait partir en avant seront dirigées de Lyon pour se rendre à Nice par terre. La reine recevra à Lyon une lettre du grand maréchal de mon palais, qui lui fera connaître que je désire qu'elle se rende dans le Midi, et qu'elle pourra habiter celle des villes de la rivière de Gênes qu'elle préférera, depuis Nice jusqu'à Savonc. Elle peut s'établir ou à Menton ou à San-Remo ; elle peut même rester quelques mois à Nice ; mais il faut la détourner de l'idée d'y fixer son séjour définitif. Vous donnerez des ordres dans ces villes pour qu'elle y soit bien traitée. La reine doit renvoyer tous les Toscans qui sont avec elle. Il serait bon de lui attacher un ancien officier, d'une quarantaine d'années, du grade de chef de bataillon ou de capitaine. Cet officier resterait près de sa personne; il se chargerait de ses affaires et de lui faire toucher sa pension.

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