AU COMTE FOUCHÉ
Schônbmnn, 27 juin 1809.
J'ai reçu votre lettre du 21 juin. Vous me parlez des correspondances de l'armée. Sans doute, les lettres que vous avez eues sous les yeux ont été écrites par des fournisseurs ; les lettres de l'armée sont dans un autre esprit. On y doit parler de morts et de blessés, sans doute; la guerre ne se fait pas autrement; mais jamais l'armée n'a été mieux disposée. Ainsi, ces correspondances, si elles ne se composent pas de lettres de fournisseurs et autres aventuriers qui suivent les armées, sont évidemment controuvées.
(1) AFiv 880. — Mémoires du prince Eugène, t. V, p. 455.'
(2) AFiv 880.