‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 412 sur 493 · AU COMTE FOUCHE · texte numérisé non relu

AU COMTE FOUCHE

Schônbruttn, 14 juillet 1809.

Je désire que vous veilliez à ce que, toutes les fois qu'on mettra sur des colonnes, sur des monuments ou ailleurs quelque chose de relatif à la bataille d'Austerlitz, le nom d'Austerlitz ne soit jamais cité, ce mot faisant beaucoup de peine et du tort à l'empereur Alexandre.

Vous recevrez un décret par lequel j'ai nommé un commissaire général de police à Wesel ; ayez soin que ce soit un Français et un homme sûr et intelligent.

Je vous envoie une lettre dont l'objet est important. Si ce Dessort est réellement le misérable Argenton dont je vous ai envoyé les pièces, faites-le venir à Paris avec les fers aux pieds et aux mains. Cette affaire mérite toute votre sollicitude. Je suppose qu'on aura saisi tous ses papiers. II est inconcevable qu'il ait osé venir à Paris.

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