‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 130 sur 405 · A M. L'ABBÉ AUDRA · texte numérisé non relu

A M. L'ABBÉ AUDRA

» juin.

Pardonnas, mon cher docteur, si je réponds si tard à votre dernière lettre ; ce n*68t pas négligence, c'est misère; je tombe tous les jours, je n'ai pas un moment de santé.

A regard de Sirven, rafiPaire a tant traîné qu'elle ne fera nulle sensation dans le monde, lorsqu'elle sera sur le bureau. Personne au monde ne se souciera que Sirven , replongé dans son obscurité, ait un hors-de* cour ou un arrêt plus agréable. Le voilà maître de son bien; il exerce son ancienne profession. Ses filles sont. un peu folles; ainsi Tétait la noyée. Sa famille a été bîon secourue; il doit être content. S'il obtient Tarrét qu'il désire, tant mieux; sinon je lui conseille de vivre en paix*

Jouissez, mon cher ami, de votre réputation et de tous les agréments que votre mérite vpus procure.

Puis-je vous demander s'il y a quelques négociants à Toulouse qui puissent faire usage des billets cijoints?

Je vous embrasse du meilleur dP moa cœur,

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