A M. CHRISTIN
Mon cher ami, tout languissant que je suis, je Tais pourtant écrire. Mais vous savez que Dieu ne peut empêcher que ce qui est fait, ne soit fait; àplus forte raison les pauvres humains ne le peuvent. Votre procureur général me fait trembler; il sera plus à craindre que Charlemagne. C'est une chose bien délicate que de s'engager à prouver la fausseté des actes de cet empereur. •Vos adversaires n'exigeraient-ils pas réparation et dom-
Voilà tout ce que peut vous dire ma j^uvre tête affaiblie; mais mon cœur vous dit qu'il vous aime beaucoup.