‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 150 sur 405 · A M. SERVAN · texte numérisé non relu

A M. SERVAN

ATOCAT-OBRÎAAL DU rABLlHIHT Dl OABHOBLI, AUX BALANCUy A OBllirB.

A Feney, 30 nOTembre.

Au nom de Dieu, monsieur, venez coucher chez nous; vous serez mieux couché que dans une auberge.

Je prends le matin des médecines qui me tuent. Je suis plus malade que vous. Il m'est impossible de voir personne le matin dans Tétat cruel où je suis. Quittez la triste ville de Genève à portes fermantes; venez dans notre hôpital : nos sœurs grises auront soin de vous. Il faut que les malheureux se consolent ensemble.

Vous parlez de faire une visite du matin, comme si vous vous portiez bien. Il faut rester dans son lit jusqu'à midi au moins, se lever tard, se coucher de bonne

« On verra qae cette démarche réussit, à U grande satisfaction des habitants.

DE VOLTAIRE (1770). m

heure. Je n'ai trouvé que ce secret pour prolonger une misérable vie, qui vous est entièrement dévouée.

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