‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 236 sur 405 · A M. LE MARQUIS D'ARGENCE DE DIRAC · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS D'ARGENCE DE DIRAC

À Feraty, 15 octobre.

Quelquefois Toctogénaire malade est bien excusable dans sa négligence à répondre ; quelquefois aussi il y a un moment de relâche, et alors il saisit cet instant pour remercier M. le marquis d*Argence, et pour le bien assurer qu'il mourra plein de tendresse pour lui.

Si M. de Sauvigny, premier président du parlement de Paris, n'avait pas interrogé lui-même deux coquios de la bande Joncquai, jamais M. le comte de Morangiès n'aurait gagné son procès, tant la faction de ces fripons était devenue puissante, tant ils avaient fasciné les yeux des juges. M. le marquis d'Argence , qui est

> Une note de la main de Lalande, jointe à cette lettre, porte : « M. de Lalande y allait observer ladtsparlUon de ranneaa de Satoroe, « fious le plus beau ciel de la France. » (V. Mémoires de VÀeadémU de» Sciences^ 1774.)

aussi sage que rempli de bonté pour moi^ fait une très-belle action en publiant sa lettre '^ et en fait une très-prudente en la répandant sobrement.

Le vieux malade le supplie d*agréer ses tendres respects.

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