‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 25 sur 405 · A M. LE UARÉGHAL DUC DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

A M. LE UARÉGHAL DUC DE RICHELIEU

A Ferney, tt août.

Voici, monseigneur, celui qui vous fera des ponts, des chaussées, de beaux grands chemins, l'ingénieur en chef de votre royaume d'Aquitaine. Il passe de nos déserts à Bordeaux* Je crois qu'il méritera votre protection, car il est expéditif : ne trouvant rien de difficile, dénichant toutes les filles d*un pays, utile dans les travaux, utile dans les plaisirs, fait pour vous ser» vir. Heureux ceux qui ont Thonneur de vous approcher 1 Je m'imagine que je ne suis triste et malingre que parce que je ne suis pas auprès de vous. D^ailleurs on ne m'a mandé de Paris, depuis quelques mois, que des choses qui font bondir le cœur et qui arrachent des larmes.

Vivez heureux, brillant, aimé, honoré; jouissez de tout, conservez-moi vos bontés, et je serai consolé de mon existence. Je suis à présent le doyen de vos cour* tisans et de vos attachés, aussi dévoué que le premier jour et rempli pour vous du plus tendre respect.

' Ces demie» moto lont de sa main.

K VCH^TAIRE (1760}. â»

Page 1