‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 350 sur 405 · A M. DUPONT DE NEMOURS · texte numérisé non relu

A M. DUPONT DE NEMOURS

3 «Tril.

Enfin donc , mon respectable ami , les partisans de la raison et de M. Turgot triomphent; grâce à Dieu et

au roi, nous voilà dans le siècle d*or jusqu'au col.

On a fait courir dans Paris une lettre que j'avais écrite à M. de Boncerf le Brûlé ' ; je ne m'en défends pas. On l'a donnée telle que je l'écrivis; mais puisque mes lettres courent ainsi le monde , en voici une au roi de Prusse, que je serai fort aise qu'on connaisse» ne varieiur. Il est assez plaisant , d'ailleurs , qu'on sache combien ce monarque et moi, chétif, nous nous sommes mutuellement pardonné, Amantium ira amoris redintegratio.

Si vous n'êtes pas à Paris , ayez la bonté de me renvoyer ma lettre prussienne par M. de Vaines. Vous m'avez trouvé là un bon correspondant; je vous en remercie de toute mon âme.

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