FRAGMENT D'OBSERVATIONS DE M. D'ARGENTAL
813R OLTHPIEy ET RÉPONSES DE VOLTAIRE EN NOTES.
U y a dans le cinquième acte quelque chose qui manque, que nous sentons, et que nous ne pouvons pas définir, une certaine Uuigueur qui le tuera, si vous n'y remédies. Cela vient peut-^tre
dt ç^que Caasandreii'y est paaa^sez vif eiattexpresaaoii qu'il raisonne assez juste, mais qu'il oe sent point assez YÎv^ent* Nous n'aimons point par exemple qu'il diBe :
Ella (SMira) nous séparait, son trépas nous rejoint.
Cest une idée malhonnête et choquante à présenter à Olympie dans ce terrible moment '.
Nous pensons qu'il faudrait refaire ce couplet de Cassandre.
Nous TOUS avions parlé de quelques vers qui étaient à changer comme :
Dans l'excès de vos maux qui doivent nous toucher*!
Nous toucher ! Gomme cela est faible pour des maux excessifs!
Cassandre m'épousait, et cet hymen peutrétre Réparait tous les maux où le ciel me fit natlre.
Des maux où le ciel Jit naître*!
Voici une remarque du second acte :
Pour bénir cet hymen à nos autels promis, Les époux par ses mains doivent se voir unis.
Ce qui s'est passé n'est donc que des fiançailles et les désigne exactement; au lieu qu'il faut qu'ils soient mariés^ et très-mariés* et irrévocablement; aussi le sont-ils dans tout le cours de la pièce, puisqu'il n'y a que la qualité de meurtrier qu'on dé-
^ On peut adoucir cette idée; mais le fond en est tréirvrai. — V. s Ce n*e8t qu'un mot aisé à corriger. — V. » Corrigé. — V.
^ Mariés. Oui.— V.
» Oui, oui. — V.
coufre à Gassandre, qui peut rompre le mariage^ ; et si eela n'était pas ainsi, point de pièce K
> Mariés, oui. ^ Corrigé, corrigé.— V.
* Pour Dieu, renvoyet-moi mes guenilles! Je tâcherai de les ren- Toyer dignes de vos ailes. — V.
FIN W SUIVUmBKT.