Î. — A M. DUTENS
Ferney, 19 fénicr.
Vous rendez, monsieur, un grand service à la littérature en imprimant toutes les œuvres de Leibnitz: vous faites à peu près comme Isis qui rassembla, diton, les membres épars d'Osiris pour le faire adorer.
Peut-être mon culte pour les monades et pour l'harmonie préétablie n'est-il pas violent; mais enfin Newton a commenté l'Apocalypse, et n'en est pas moins
* V Homme aux quarante éeus.
* Pseudonyme bous lequel il a pabllé quelques éerlts philosophie qnes. .
* Auteur des Déeouvmiei modernes, du Voffogeur qui ee repoHj etc., ouvrages à la fois savants et spirituels. — Mort en 1812.
Newton. Leibnitz était un prodigieux polymatbe, et ce qui est bien plus, il avait du génie; mais il y a encore loin de là à la vérité démontrée; Newton a trouvé cette vérité.
Nec propi%L9 fas est moriali aiiingere divos.
!f73. — A M. LE œMTE I/ARGENTAL.
l" niart.
Quoique vous ne soyez qu'un excommunié , mon divin ange, vous voyez bien pourtant que je brave les foudres de Rome pour vous écrire. Votre prince et ses ministres sont bien honteux, comme j^ le présume '.
Voici une petite pièce qui court dans Lyon *. Irezvous croire encore que cela est de moi? vous seriez bien loin de compte. L'auteur de la Lettre au docteur Pansophe, de VOde contre les vers belligérants du catéchumène, etc., est un plaisant plus goguenard que moi, et je ne veux pas payer pour lui.
Madame Denis va vous voir avec M. et madame Dupuits. Leur voyage est nécessaire; que ne puis-je en être!... Mais...
Pour Dieu, comment se porte madame d*Argentâl?