‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 68 sur 405 · K77. — A M. LE COMTE DE LA TOURAILLE · texte numérisé non relu

K77. — A M. LE COMTE DE LA TOURAILLE

15 mari.

Permettez que je vous dise, monsieur, la même chose qu'à monseigneur le prince de Condé, que, si

< Madime Denis, qui était à Paris,

DE TOLTAIRB (1768). 131

j*étais jeune et un de ses parents, je ne demanderais pas mon congé. Je suis enchanté que vous soyez confient de M. le duc de Choiseul. Par ma foi, c'est le plus aimable ministre que la France ait jamais eu, et il est doux d*aYoir obligation à ceux qui sont au gré de tout le monde. J'aurais mieux aimé une épigramme de lui qu'une pension de M. de Louvois.

Réjouissez-vous bien, monsieur, il n'y a que cela de bon après tout. J'envie le bonheur de M. de Chenevières qui jouit du bonheur de vous voir quelquefois. Je ferais exprès le voyage de Paris, si ma santé, absolument perdue, me permettait de venir vous dire qu'il n'y a point de vieillard en Bourgogne qui vous soit attaché avec une plus respectueuse tendresse que le bonhomme V.

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