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PARIS

7. Samedi. Parti avec ma femme pour Paris. Dîné avec ma femme chez Campenon, avec lui. M"" Oger, ses deux filles, M""" Hauguet, Vénus Pâtissière (1), M. Villemain, professeur, un jeune homme étudiant, son élève, qui nous a reconduits dans notre voiture, et diné avec d'autres convives. Nous étions douze. Couché dans mon lit placé à côté de celui de ma femme.

8. Dimanche. Dîné, moi et ma femme, chez M. Coûtant et sa femme, rue Saint- Marc, n" 21, avec eux, M""" Hauguet, mère de M™* Coûtant, avec madame sa sœur, Caroline Hauguet^ ayant encore son mari qui était frère de défunt M. Hauguet, dont est veuve M"'^ Hauguet, Vénus Pâtissière, mère de M""^ Coûtant et de Ferdinand Hauguet, jeune homme qui travaille actuellement comme surnuméraire avec Hauguet dans les bureaux de M. Benoît, ami depuis longtemps de xM"" Hauguet (Vénus Pâtissière), avec la belle M"'^ Suchet, avec M. Le Brun, poète, et sa jeune et charmante épouse, avec M. du Parquet, ami intime de M. Le Brun, et avec mon neveu Ducis, le peintre.

Eté, d'après notre convention avec Campenon, accompagné de son neveu, sur les huit heures un quart, à l'Hôtel de la Librairie, rue de Tournon, chez M. Royer-CoUard, ministre de la Librairie, où j'ai trouvé Campenon, à qui j'avais donné rendez-vous la

(1) M™e Hauguet, dont il est parlé plus loin.

50 JOURNAL INTIME t)É DUClS.

veille chez lui où je dînais. Il m'a présenté à M. Royer-Collard, qui m'a présenté à M'"* Royer-Collard, son épouse. 11 m'a amené sa jolie fille, petite muse de sept ans et qui fait déjà des vers. Ce bon père, ce bon mari, ce bon ministre m'a comblé de marques d'intérêt et de bonté. Je l'ai remercié de m'avoir mis sur la liste des pensions des hommes de lettres sur les fonds qui leur sont réservés. Revenus^ avec mon neveu, le peintre, chez M. et M""* Le Coûtant. Pour les frais en courses et en fiacre . . 5 francs. 9 et 10. Dîné à la maison avec ma femme.

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