Jeudi. Idem
25. Veîidredi. Fête de Saint-Louis. Dîné en famille, à l'ordinaire. George, mon neveu, est arrivé de Paris; Euphrosine est arrivée aussi.
26. Samedi. Dîné en famille à la maison. Ducis, le peintre, est arrivé le soir. J'ai reçu, par une ordonnance, une lettre de M. de Humboldt.
27. Dimanche. Dîné en famille à la maison. Nous étions à table : moi^ ma sœur, ma nièce, femme de George, ses deux filles, Adèle et Amélie, M. Soldini, mon neveu, le peintre, Euphrosine, sa femme.
Nota. — C'est le 22 de ce mois, jour de ma naissance, que j'ai [été] avec ma nièce Niso chez le commandant actuel des troupes prussiennes à Versailles, pour lui montrer la lettre honorable de S. E.'le comte Biilow, à l'effet de m'exempter de loger et de nourrir des Prussiens. Il l'a fait lire et aussitôt m'a remis un écrit de sa main pour le porter au maire de Versailles, moyennant quoi mon exemption de Prussiens ne serait plus interrompue. Ma nièce a porté l'écrit du commandant, et M. de Jouvencel, notre maire, m'a fait dire que nous n'aurions plus de Prussiens.
JOURNAL INTIME DE DUCIS. o3
28. Lundi. Dîné en famille, à la maison. Nous étions à tahle : moi, ma sœur, Niso, ses deux filles, Adèle et Amélie, Ducis le peintre, Euphrosine Talma, sa femme, et Nepveu l'architecte, frère de Nepveu, mon libraire...
29. Mardi. Diné en famille. Nous étions à table : moi, ma sœur, Niso, Adèle et Amélie, ses deux filles; Ducis, le peintre, Enphrosine Talma, sa femme, M. Ocnef, jeune homme russe, jeune poète, aide de camp de l'empereur de Russie Alexandre. M. Ocnef retourne à Paris avec mon neveu, le peintre, et avec sa femme.
30. Mercredi, Dîné en famille et à la maison. Nous étions à table : moi, ma sœur, Niso, Adèle et Amélie.