A M. DE BRETEUIL
INTEMDA>T A AMIEISS.
Paris, 8 avril 1677.
Pour réponse à vostre lettre du 6 de ce mois, la proposition que vous me faites de rejeter sur les deniers patrimoniaux de la ville de Saint- Quentin les charges de ladite ville, et de conserver les deniers d'octroy pour les employer suivant leur destination , est très-bonne. Mais sur ces deux sortes de revenus, il n'y a rien de plus important et de plus néces-
' On continua, l'année suivante, à se servir envoyé relever les i,3oo hommes de Cham-
du même moyen pour avancer lea travaux des pagne que vous aviez envoyés à Sletiay, Verdun
places. A re sujet Colbcrt écrivait le A juin à et Toul, pour le mois de may, par un pareil
l'intendant : nombre pour reluy de juin. r.
• Je suis bien nyse d'apprendre que vous aies
saire que d'en faire faire les adjudications en vostre présence, cl de les faire porter à leur juste valeur, en empeschant toutes les friponneries que les principaux habituns et les échevins des villes ont accoustumé de faire dans ces administrations.
A l'égard des casernes, je ne crois pas qu'il y ayl à présent beaucoup de nécessité d'en faire, parce que la prise de Cambrai et de Valenciennes délivrera apparemment la ville de Saint-Quentin de garnison fixe.
(Dépit dos furlifiralion». Mw »o5, 1677, fol. 111.)
INTENDANT DBS FORTIFICATIONS.
Paris, 1 4 avril 1677.
Pour réponse à la lettre que j'ay reçue de vous le 10 de ce mois, vous devez examiner avec le sieur Ferry, qui est sur les lieux , s'il est bon de demander des ouvriers aux paroisses en faisant payer par jour aux hommes 10 sols, et 7 sols aux femmes, ainsy que vous me le proposez, parce que je doute fort que ce moyen soit bon, ayant observé que, dans toutes les places où l'on s'en est voulu servir, il n'a pas réussy, et qu'il vaut beaucoup mieux obliger les entrepreneurs de donner quelque peu de chose davantage par journée pour y attirer des ouvriers volontairement.
11 est nécessaire de faire travailler en toute diligence au restablissement du pont de Méziéres , c'est-à-dire qu'en attendant qu'il soit fait à demeurer, il faut le mettre en estât que les troupes y puissent passer scurement et sans difficulté. J'écris au sieur Ferry d'y faire travailler sans aucun retardement. Ne manquez pas de faire tout ce qui dépendra de vous pour cela. Et quoyquc je ne doute pas que la ville ne soit tenue du rcslablissement de ce pont, si leurs deniers d'octroy peuvent suffire, il s'en faut servir; mais en cas qu'il y ayt quelque difficulté ou que cela apporte quelque retardement, il ne faut pas tarder un moment d'y faire travailler, cl d'en prendre la dépense sur les fonds du roy, sauf à en faire faire le remboursement par la ville. Ensuite, prenez bien garde qu'il ne soit pas apporté de retardement à ce travail.
Je suis bien ayse d'apprendre qu'il y ayt 1 ,/ioo ouvriers à Slenay, et que vous en puissiez mettre jusqu'à 9,000. Ne manquez pas d'y mettre ce nombre le plus tost qu'il vous sera possible, ne doulaut pas que par ces moyens les travaux n'avancent promplement.
(TV|h>1 furlilicjtioos. Mm. ao». 1677, fol. 11H.)