A M. BAZIN
INTKM)AIST A METZ.
Sceaux, 7 may 1677.
Depuis vous avoir écrit mercredy dernier, j'ay fait venir icy le sieur Choart, trésorier des fortifications, qui m'a assuré qu'il a exécuté tous les ordres que je luy ay donnés pour les remises des fonds à Metz, Toul et Verdun''1. Pour vous donner une connoissance entière de tous les fonds qui ont esté remis à compte de l'année 1677, je vous en envoyé un mémoire; et comme, à l'avenir, je ne manquerav pas de vous envoyer copie de tous les ordres que je donneray audit trésorier, vous pourrez par ce moyen sçavoir
' Voir pièce n* * 1 ô et noie.
* L'intendonl s'était plaint de ce que le trésorier des fortifications n'avait pas remis à Mett les fonds ordonnancés par le ministre. Ce relard ayant amené l'abandon des travaux |»r les ouvriers, Colbert écrivit à M. de Coye, le 5 du même mois :
-Ne manquez pas d'aller trouver le trésorier auMylrttt que »ons .nimi reçu ce billet . -I
dites- luy qu'il ne manque pas d'envoyer aujourd'huy un commis en poste porter les deux somme» que je luy ay données, sinon il doit s'attendre que je le feray repentir de ce retardement. Il doit bien prendre j;ardcque cela ne luy arrive jamais de retarder d'un seul moment l'envoy des somme* que je luy ordonne, sinon je commettrny A sa charge. . . • ( DéfuU île» fortif. «677, fol. 137.)
exactement le fonds qui sera entre les mains de son commis qui sert auprès de vous.
A l'égard de ce que vous me dites que les entrepreneurs avoient des voitures par imposition , je puis vous assurer que c'est la première fois que j'en ay entendu parler, et il me semble que c'est faire une imposition un peu légèrement, n'estant pas nécessaire d'avoir recours à cet expédient, qui est toujours à charge au peuple, que dans une absolue nécessité. Vous avez fort bien fait d'obliger les entrepreneurs d'acheter des chevaux et des voitures, et pour le surplus, je crois qu'en les obligeant de donner quelque peu de chose de plus aux voituriers pour leurs journées , ils en pourront avoir suffisamment. Néanmoins, comme le service du roy doit estre préféré à toute autre considération, vous devez faire en sorte qu'ils n'en manquent point.
(Dépôt de» fortification» , &fn. »o5, 1677, fol. ihh.)