‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 147 sur 470 · A M. CHANTEREAL · texte numérisé non relu

A M. CHANTEREAL

INTENDANT DES FORTIFICATIONS

Y entailles, h juillet 1677.

Pour réponse à ce que vous m'écrivez sur la proposition qui vous a esté faite par les entrepreneurs de Guise ot de Ham pour l'entretien des gazons de ces places, je trouve que le prix de 3 sols pour choque toise carrée, par an, est excessif. Il faut, avanlde rien conclure, que vous cherchiez à l'avoir à meilleur marché et que vous m'envoyiez un estât de ce à quoy reviendra, pr chacune année , le total de la dépense de l'entrelènement de chaque place.

A l'égard de la demande que fait l'entrepreneur de La Fère, de 5 sols de la toise de gazon1, il faut pareillement que vous cherchiez quelqu'un qui fa?se cette entreprise à meilleur marché, et (pu- vous me fassiez aussy sçavoir à combien reviendra la dépense par an.

1 Voir pière n" soft.

1<>8 PORTIKICATIONS.

Vous m'écrivez bien par voslre lettre que le fonds pour ie planl do ormes des trois pinces dont vous prenez soin n'a pas esté fait cette année, mais vous ne m'expliquez point à combien pourra revenir la dépense, domine elle n'est pas considérable et que le Roy veut que les ormes soyent plantés pendant l'automne prochain, ne manquez pas de m'envoyer lestai de celle dépense, pour laquelle je vous feray remettre le fonds nécessaire.

Vous trouverez cy-joint un placet de M. le duc de Muait O, par lequel il demande que les deux moulins qui luy ont esté démolis à La Fère soyent restablis aux dépens du roy, et qu'il soit remboursé de ce qu'il a esté obligé de diminuer à ses fermiers pour la non-jouissance de ces moulins. Failesmoy senvoir au plus tost l'endroit où on les peut restablir, suivant l'avis de M. de Vauban, et à combien en pourroil monter la dépense, et mesme ce (ju'il sera juste de luy donner pour la non-jouissance desdits moulins.

Le sieur Hicher m'a écrit que les yens de mademoiselle de Guise1 ont retenu les eaux de La Fère si hautes pour faire flotter leurs bois, qu'elles ont inondé la prairie du costé du faubourg Saint-Firmin , en sorte qu'elles ont empesché de travailler à ladite chaussée et causé quelque dépense de plus pour l'épuisement des eaux. Je prendray l'ordre du Roy à ce sujet, et cependant je dois vous dire que vous deviez m'en donner avis.

( DeixVl de* fortiGraliou» . Ms». »o5 ,^1677, fol. B«p i

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