‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 150 sur 470 · SEIGNELAY A M. DE BR ET El; IL · texte numérisé non relu

SEIGNELAY A M. DE BR ET El; IL

l\TKM)AYr A AMIENS.

{Lettre originale

Versailles, 3i jtûllet 1077.

. Il est absolument nécessaire que vous vous rendiez à Boulogne dans le temps que vous apprendrez que les matériaux qui doivent composer la voiture du mois d'aoust seront prests à estre embarqués, et que vous preniez vos mesures pour trouver en ce temps les heux de Saint-Valery, sur lesquels lesdits matériaux doivent estre portés à Calais 2.

Je vous avoue que la demy-courtinc de Doullens me donne beaucoup d'inquiétude et que les fractions qui ont augmenté me font connoistre qu'il est fort h craindre qu on ne soit enfin réduit à démonter cette courtine. Cependant il faut faire tout ce que l'on pourra pour éviter cet inconvénient en exécutant ce qui vous a desjà esté écrit, de faire décharger les terres de derrière cette courtine jusqu'à ce qu'on connoisse qu'elles ne poussent plus contre la muraille, et la laisser en cet estai autant qu'il faudra pour donner le temps à la maçonnerie de se sécher3.

■ Celle rémunération ne parut pas suffisante .nu paysans de Champagne , à qui l'intendant se vil forcé de donner 3o sols de ses deniers pour les envoyer travailler aux places de Stenay et de Verdun, en sorte qu'il se Irouvait en avance de /i.ooo livres que les entrepreneurs ne lui avaient pas rendues. Colbert, en étant instruit, écrivit le 3o octobre suivant au sieur Ferry :

«Je vous avoue que je suis surpris que vous n'ayez pas lenu la main que M. de Miroinesnil en ayl eu satisfaction. Ne manquez donc pas de forcer lesdits entrepreneurs de luy rembourser au plus tort cette somme qu'il a bien voulu avancer pour faciliter le service...?!

L'année suivante, à la satisfaction de Colbert, i,3oo hommes fureul envoyés de Champagne par M. de Miromcanil, pour travailler, a raison de 1 9 iols par jour, aux fortifications d? Stenay, Tonl "l Verdun. Le q;ois suivant, ils fureul

remplacés piir nu pareil nombre d'ouvrier». Ainsi , Colbert en était arrivé, suivant ce qu'il avait tant de fois recommandé aux intendants des fortifications, »à trouver des ouvriers volontaires pour les travaux des places , sans se servir des corvées, que le Roy u'approuvoit pas, parce que celle manière de travailler estait fort à charge aux peuples et avançait médiocrement les travaux...'» (Dépit de* fortif. 1677 cl 1678, fol. 388 et 178.)

1 Sur les oloenatiom du duc d'Aumonl, Setgnelay avait reconnu qu'il serait plus avantageux de louer des heux à Saint-Valery pour transporter ces matériaux, que de se servir de bélandres el de grihannes , comme on en avait d'abord eu l'intention.

5 Le 10 du mois suivant, de nouveaux ordres étaient adressés à M. de Brclr-nil :

-Il foui mu* difficulté foire dérbargw iureu-

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