E LOUIS HT, EU M AME
Hapaome, 19
• Je suis satisfait de ce que vous me mandes de Versailles. Faites qu'oo ne se relasche point, et parlez toujours aux ouvriers de mon retour.
* Je consens que l'on ferme les deux arcades. Faites-y travailler anssytost pour mettre tontes choses en seureté.
( Cabinet do M. le duc de Luvoes. Mm. m* »5 , crtou )
(D'après «ne copie bile sur ItaigusJ.)
Paris, 91 may 1670.
J envoyé à Vostre Majesté les présens contenus au mémoire joint à ma dernière dépesche; j'espère qu'elle y trouvera tout ce qu'elle désire*.
A l'égard des bastimens de Versailles et de Trianon, je puis assurer Vostre Majesté que je fais tout mon possible pour luy donner la satisfaction qu'elle désire; mais elle voudra bien considérer que, depuis son départ, nous avons eu quinze jours de très-mauvais temps, et qu'elle reviendra douze jours plus tost qu'elle n'auroit deu b.
Le comble de Trianon, qu'il a fallu composer de toutes pièces séparées, à cause que ce sont tous cintres, a esté d'une longueur qui m'a surpris; quoyquc j'aye doublé le nombre des ouvriers, il ne pourra estre achevé que samedy prochain. La couverture va presque aussy vite, et les dedans suivront avec toute la diligence possible.
Le Bouteux m'embarrasse davantage, comme il n'a donné aucun projet de ce qu'il vouloit faire. 11 me demande aujourd'huy seulement 3 oo oran-
1 Voir la note î de la page «97. lume, Finance*, pièce XI. — Même observa-
* Noos supprimons la fin de celte leilre, lion pour la ieltrc suivante (Ibidem, pièce XII). qui a été publiée dons le* A„«e.r*$ du II' vo-
gers; de bonne fortune, je les trouve chez feu Martial'; mais pour ne pas importuner Vostre Majesté davantage de ce détail, je la supplie de croire que je n'oniettray rien de ce qui pourra la satisfaire.
Pour Versailles, il y a deux ateliers de charpentiers, dont l'un travaille le jour et l'autre la nuit.
Voicy le temps auquel on a accoustumé d'expédier les ordres de Vostre Majesté pour la prévosté des marchands de Paris; elle ordonnera, s'il luv piaist, si elle désire que j'en expédie lu continuation pour M. Le Peletier3, m'ayanl assuré que Vostre Majesté luv avoil accordé cette grâce'.. .
■épouse m tous ht. es nasce :
Lille, »a maj.
' J'ay reçu les pierreries, que je trouve fort belles et dont je me servira) dans l'or casion.
* Je suis persuadé qu'on ne perd pas de temps à Versailles . non plus qu'a Tnanon.
* Expédiez les ordres nécessaires pour la continuation du sieur Pelelier.
(Cabinet de M. te duc de Loyoes. Mm. n* 93, carton t.)
DIRECTEUR DE L'ACADÉMIE DE FRANCE A ROME
De... 6 juin 1670.
Quoyque je ne doute pas que vous ne travailliez incessamment à mettre les ouvrages que vous avez préparés pour envoyer en France, en estai d'estre embarqués aussytosl que la fluste qui doit servir à cet usage sera arrivée à Civita-Vecchia3, je ne laisse pas néanmoins de vous faire celle
1 En wn vivant, jardinier chargé des orangers des nuisons royales.
1 Claude Le Pelelier, né le 98 juin i63i, conseiller au parlement en iG5s, tuteur des filles de Gaston, duc d'Orléans, en 1G60. Nomme" prévôt des marebands de la ville de Paris, en 1668, il remplit ces fonctions pendant huit ans et fit construire le quai qui porte son nom. Conseiller d'État en 1673, contrôleur général des finances et ministre d'Etat, de septembre i683 à 1689, surintendant des postes en 1691. Il se démit de tous ses emplois en 1697 pour vivre dans la retraite, et mourut le 10 août 171 1. — Frère de Michel Le Pelelier de Sony, f Voir II , i*„,/Wrr>. pièce n'88.)
1 Arnoul ayant annoncé à Golbert qu'il avait trouvé une flûte venant d'Alger et appartenant au 6*ieur Truberl, qui lui semblait propre à aller charger à Civila-Vecchia les ouvrages de l'académie de Rome, avait reçu la réponse suivante, datée du 16 mai :
« Vous pouvez convenir du prit avec les propriétaires pour acheter celte fluste au lieu de la fit>ter, estant important d'espargner la dépense du fret , et que vous ayet toujours sous vostre main, ainsy que je vous l'ay mandé, un basliinent pour envoyer quérir les ouvrages que nous aurons à faire venir de Rome.
« Kn cas que celle fluste ne soit pas boutic ou que les propriétaires ne veuillent pas la vendre, cherchez avec soin un hastimenl qui
recharge pour vous dire que, écrivant par cet ordinaire à M. Arnoul de la taire partir le plus promplemenl qu'il luy sera possible, il est nécessaire que vous redoubliez vos soins pour tenir toutes choses prestes à son arrivée. Je vous répèle encore qu'il est bon que vous alliez vous-mesme à Civita-Vecchia pour estre présent à rembarquement, et que vous preniez soin, conjointement avec le capitaine qui commandera celte fluste, que lesdits ouvrages soyent embarqués en sorte que vous puissiez estre assuré qu'ils seront bien conservés pendant le voyage.
J'ay donné ordre au proconsul de Civita-Vecchia de vous donner les assistances qui dépendront de luy pour vous faciliter l'embarquement de tous vos ouvrages, et je luy ordonne en mesme temps de faire lester de pouzzolane1, non-seulement la fluste qui les doit charger, mais mesme tous les autres bastimens françois qui iront à Civita-Vecchia; à quoy vous ne manquerez pas en vostre particulier de tenir soigneusement la main.
( \rth. de la Mar. Dépêche* ronemtanl le* gaUrt», 1670. fol. 78.)