MEMBRE DE L'ACADÉMIE DBS SCIENCES, EN MISSION EN BRETAGNE
Saint-Germain, 10 novembre 1679.
J'ay reçu la lettre par laquelle vous me donnez avis de la dissection que vous avez faite de quelques poissons. Continuez à en faire la recherche,
et soyez persuadé* qu'il n'y a point de temps mieux employé que celuy-là, parce que ce travail sera fort utile, estant joint aux autres dissections qui ont esté faites et que l'on continue à faire dans l'académie *.
( Bibl. Imp. Mm. MtUmgf O^ntmtmdt. vol. 4»7, M. U6.)
DIRECTEUR DE I/ACADÉMIE DE FRANCE A ROME
Saint-Germain, 17 novembre i'>7ç».
Je trouve, aussy bien que vous, les prétentions du sieur Guidi bien fortes. Je les régleray avec M. Le Brun et vous feray sçavoir ce que vous aurez à faire sur ce sujet.
Faites continuer les Termes et les autres ouvrages des élèves avec l'application et le soin nécessaires pour les faire autant beaux qu'il sera possible. Continuez de prendre soin d'eux et de leur donner toutes les assistances qui dépendront de vous pour les faire réussir dans leurs estudes. Surtout prenez soin de Verdier et excitez-le à rendre compte de son travail à M. Le Brun2.
Faites travailler promptement à tous les vases que je vous ay ordonnés. Vous pouvez prendre pour cela des sculpteurs de Rome, ainsy que je vous l'ay écrit3.
Donnez le quatrième Terme à celuy des élevés que vous croirez pouvoir y mieux réussir.
Le sieur de Lalive vous a envoyé, par mon ordre, par le dernier ordinaire, une lettre de change de 10,000 livres pour la subsistance de l'académie.
1 S«pt jours après , Cotbert rengageait encore à continuer sou travail , et il ajoutait :
« Faites en sorte qu'il ne tous échappe aucun des poissons qui se peuvent pescfaer dans toute restendue des costes de Bretagne et de Normandie, et donnex-moy souvent de vos nouvelles et particulièrement de la santé de M. Picard. . . »
La Hire descendit jusqu'à Nantes, i la grande satisfaction de Colbert, qui, après lui avoir annoncé, par sa lellre du 7 décembre, qu'il avait donné des ordres aux fermiers des cinq grosses Termes pour le faire paver eu cette ville des frais de son voyage, lui recommandait de "prendre bien garde de ne rien
oublier pour rendre son travail le plus ample et le plus parfait qu'il serait possible.» (Me!. Clair, vol. 6a 7, fol. 455 et 699. ) — Voir pièce n* 1 63 et noie.
* Voir pièce n* 157 et note.
1 Voici ce que Golbert avait écrit à ce sujet à Errard, dans une lellre du 6 août précédent :
«Si, pour donner plus de moyens aux élèves pour apprendre , il estoil nécessaire de prendre des ouvriers pour dégrossir les marbres, soit pour les vase», soit pour les statues et autres pièces curieuses, vous pouvex sans difficulté en prendre. 1 (Mil. CAair. vol. «37, fol. 3a8.) - Voir pièces n" i64 , 173 et noie*.
Faites achever les Termes de Théodon et Laviron , et les autres figures entreprises par les sieurs Hurtrel , Monnier et Carlier; surtout prenez garde que comme je les ay envoyés à Rome pour cela, il ne faut pas leur faire entreprendre aucun travail qui les en détourne.
(Bib!. Imp. Mm. MéUmgu Clmrmmly»uti, roi. »»7, fol. 4 60.)