‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 311 sur 470 · A M. DAGLESSEAL · texte numérisé non relu

A M. DAGLESSEAL

INTENDANT A TOULOUSE

Sceaux, 1 1 aoust 1680. M. Boudon avant écrit au sieur Baluze qu'il estoit convenu avec les

1 M. de Yauvré aérant répondu que ce jardin était en très-bon état et qu'on pourrait en tirer à l'avenir toutes les fieurs dont on aurait besoin dans les maisons royales, Calbert se dérida, Tannée suivante, à le faire acheter pour le roi. Toutefois, avant d'envoyer à l'intendant les fonds nécessaires pour cet achat, il lui écrit encore.de prendre l»ien garde «que la terre soit bonne , que ce jardin wil bien

exposé au soleil, bien situé et asseï f^\»nd pour contenir toutes les espèces de leurs. «

Ce qui avait mns doute déterminé Ootlwrt a faire acheter ce jardin , c'est l'assurance tiennée par l'intendant, que les frais de culture, d'entretien et d'envoi qui s'étaient élevés , pendant l'année 1680, à 5,0,99 livres, devaient à l'avenir se réduire à a,5oo Ibre*. (IM. finir, vol. 'i»o,, fol M et -j3.)

prieurs el collégeats du collège de Foix, de Toulouse, pour I achat de tous leurs manuscrits, vous me ferez un singulier plaisir de donner audit sieur Boudon toutes les assistances qu'il désirera de vous pour achever cette affaire, et de leur fuire payer lesdits manuscrits, au nombre de 3oo et tant, sur le pied de ho livres pièce.

Comme il faudra encore faire quelques dépenses, j'écris à Paris au sieur Pouget 1 de faire payer 80 pistoles à mon ordre, et je vous prie d'en vouloir bien faire la distribution de concert avec le sieur Boudon2.

(Bibl. Imp. Mm.

ClairambmiU, vol. SaS. fol. 58 1 .)

DIRECTEUR DE L'ACADÉMIE DE FRANCE A ROME

Sceanx, 1 o octobre 1680.

Je suis bien ayse d'apprendre, par vos lettres des 37 aoust et 18 septembre, Testât auquel est l'académie de Rome, et que vous ayez reçu les lettres de change que je vous ay envoyées.

Je suis bien ayse aussy que les vases dont vous m'avez envoyé les dessins soyent achevés; faites achever pareillement ceux de fiorghèse et de Médicis, et à l'avenir, contentez-vous de faire copier purement l'antique3.

Il est nécessaire de laisser achever les trois Termes, et que vous excitiez les sculpteurs d'y donner tout le temps pour les rendre dans la plus grande perfection qui leur sera possible, parce que je ne pourray pas les envoyer quérir au mois d'avril prochain.

Sur ce que vous me demandez si vous recevrez le nommé Picot en cas qu'il retourne à l'académie, comme il est fils d'un très-bon homme qui

1 Voir IV, page 385, noie.

* Le 16 janvier «rivant, ayant appris qu'il y avait de très-beaux manuscrits au Puy, Colbert chargea de nouveau Dapnesseau d'y envoyer Boudon pour voir si l'on pouvait en acheter quelques-uns. Il terminai l ainsi sa

"Je crois qu'il n'est pas nécessaire de vous répéter ce que je vous ay écrit plusieurs fois, qu'il ne faut employer, dans cette recherche . ni autorité ni autre moyen que celuy de la

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seule volonté de ceux qui ont ces manuscrits*; par la seule raison qu'estant inutiles, et périssant presque toujours entre leurs mains, ils doivent estre bien ayses qu'ils deviennent utiles an public...» (Mél. Clair, vol. 499, fol. a5.)

Des instructions pareilles furent envoyées le 6 mars ifi8i. à l'intendant d'Aix, au sujet de manuscrits existant dans les archives d'Arles el aux environs. ( Mel. Clair, vol. 659, fol. 1 1 7.) — Voir pièces 11" 170, 18a et notes.

5 Voir la note de la pièce 11° 1 7 a. à Colberi , cfili en accusa rreefilion le sa jaillrl

travaille aux Gobelins, vous devez le recevoir et mesme l'exciter à bien faire, el luy servir de père pendant le temps qu'il sera à l'académie.

(Bibl. Imp. Mm. M&angt* Omrmmlmuit, vot. 4,8. fol. 77 )

DIRECTEUR DE L'ACADÉMIE DE FRANCE A ROME

Sainl-Gerraain , 1 8 décembre 1680.

Pour réponse à vostre lettre du 27 du mois passé, il auroit esté bon que vous eussiez pris une maison plus stable et plus permanente que celle du sieur Caslarelli, puisque vous jugez facilement que le changement de logement d'une académie telle que celle dont vous avez la direction est toujours difficile et de dépense1. Examinez avec soin s'il y auroit quelque expédient pour retarder ce délogement. J'écris pour cela à M. l'ambassadeur en créance sur vous sur ce sujet, afin que s'il vous vient quelque expédient dans lequel vous ayez besoin de luy, il puisse vous donner ses assistances.

Gomme il seroit peut-estre avantageux d'avoir un establissement fixe à Rome pour cette académie, en cas que vous trouviez quelque maison à acheter qui fust propre pour cet establissement et qui fust à prix raisonnable, ne manquez pas de m'en donner avis.

(Bibl. Imp. Mi». Melangt* Cltnrambmlt , vol. *»8 , fol. 1017.)

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