‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 313 sur 470 · A M. BOUDON · texte numérisé non relu

A M. BOUDON

TRÉSORIER DE FRANCE A MONTPELLIER

Saint-Germain , 1 3 mars 1 68 1 .

J'apprends, par vostre lettre du 98 du passé, ce que vous avez fait à Narbonne touchant les manuscrits, et la grâce que M. le cardinal de Bonzi me fait de m'en faire donner un bon nombre de très-considérables; je l'en ay desjà remercié. Comme vous faites, en cela, une chose qui m'est trèssensible, je vous remercie du soin que vous en prenez, et vous prie de continuer de faire la mesme recherche dans tous les lieux que vous me proposez.

Je vous feray remettre, dans peu de jours, les 3, 000 livres que vous me demandez pour les frais de voyage que vous estes obligé de faire pour cela a.

(Bibl. hop. M». Jfrfmv» CUnrambaMil, vol. h*9, fol. t«9.)

1 Antoine Yion . seigneur d'Hérouv al , né en ttiof», conseiller auditeur en la Chambre des comptes de iG35 à 1670, puis inspecteur du trésor de* Charles. Mort le 39 avril 1689. — Moréri dit qu'il employa une bonne |<arlie de sa vie a fournir des matériaux aux savants.

* Boudon avant plus tard annoncé à Colhert qu'il avait découvert diverses bulles et titres des vin* et n' siècles dans les archives de l'abbaye du Mon«*icr-Satnt-CMlrc(?), apparte nantau cardinal de Bonxi , le ministre lui répondit à ce sujet, le 1" aotU :

rSnr ce que vous estes persuadé quo Son Éminence poum.it m'en donner quelques-unes, si je luy en écrivois, vous dcvei auparavant examiuer si ces litres sont utiles à son abbaye 011 non: parce que s'ils sont utile*, je serais fasrhé de l'en priver. Ainsy je m> luy éi-rirny

point que vous ne m'ayei fait «ravoir de quelle qualité sont cm titres, de quelle utilité ils peuvent estre a son abbaye, et mesme que vous ayeï pressent; s'il agreeroit que je luy en écrivisse.?»

Les démarches de Boudon auprès du cardinal Turent couronnées de succès , car, le 3 octobre suivant, Colhert lui accusait réception d'une caisse dans laquelle il avait trouvé plusieurs titres originaux que M. de Ronù avait bien voulu lui laisser prendre.

«Je suis bien ayse, ajoutait-il en terminant, que vous fassiex tous les jours de nouvelles découvertes, et vous me ferez plaisir do continuer vos recherches et de m'envoyer ce que vous trouverai de curieux. * (.l/é/. C7a*'r. vol. 43o, fol. 5C et 181.)— Voir pièces n** 170, 177, 190 et note*.

/ii8 SCIENCES, LETTRES, BEAUX- AltTS, BÂTIMENTS.

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