‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 321 sur 470 · A M. D'OPPÈDE · texte numérisé non relu

A M. D'OPPÈDE

AMBASSADEUR A LISBONNE

Versailles, 9 avril 1689.

J ay reçu la lettre que vous avez bien voulu m'écrire le 8 juin ; vous ne devez point douter que je ne réponde aux sentimens d'amitié que vous me donnez, et que je sois toujours très-ayse de vous en donner des marques.

Les astronomes au sujet desquels je vous ay cy-devant écrit9 sont partis il y a desjà assez longtemps, et je ne puis douter que les gouverneurs portugais des isles où ils aborderont pour les observations qu'ils y doivent faire, ne les reçoivent bien et ne leur donnent les assistances nécessaires pour faire les observations pour lesquelles ils sont envoyés.

Je vous envoyé un mémoire du sieur Baluze , concernant les livres qui pourroient estre en Portugal, et que je n'ay point dans ma bibliothèque3. Je vous prie de donner ordre à quelqu'un de vos gens d'en faire la recherche.

(Bibl. Imp. M,*. ÈM**g« Clairambanlt, vol. 43» , foL «8.)

1 Dam a De lettre qu'il lui avait adressé1 qu.itre jour» auparavant, Colberl disait à Errard:

"Dans le soin que vous prenes des élèves, vous devet observer de leur donner la liberté de copier et modeler tout ce que les grands peintres et sculpteurs ont bit Prenex seulement bien garde qu'ils emploveht otilexncnt leur temps, et au surplus laisses-leur la liberté de s'appliquer aux ouvrages de leur génie, en

mesnageanl pourtant le temps nécessaire aux ouvrages que je vous ordonne.'" (Mêlants CUimmbauU, vol. û3i, fol. i3i.)— Voir pièce n* 197.

' Voir pièce n* 1 88 cl note.

3 Nous réservons pour les LtUrtn privén plusieurs pièces relatives aux achats de livres et de manuscrits que Golbcrt destinait à sa bibliothèque particulière.

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