IIS TENDAIT A RIOM
Versailles, 90 septembre iG8a.
Le sieur Baluze m'ayant écrit qu'il y a deux manuscrits d'aveux et hommages faits au roy Philippe-Auguste par les seigneurs évesques et abbés du royaume, entre les mains des Carmes Déchaussés de Clermont, le Roy m'a ordonné d'expédier la lettre cy-jointe 5 et de vous l'envoyer, afin que vous retiriez ces manuscrits et que vous me les envoyiez aussytost.
1 Dans une IcUre du 7 du mois suivant, Colbert disait encore i l'intendant :
«Je vous avoue qu'après avoir bien examiné le titre sur lequel il y a voit des ratures dont M. de Sonbise se plaint, je ne comprends pas pourquoy ces ratures ont esté faites, puisque les termes qui y ont esté mis à la place des autres , et qui ont par conséquent esté rayés pour estre
nilé d'autres titres qui regardent ccUe matière. Pcut-estre que ai vous aviex bien examiné cette matière lorsque vous avex fait faire cette vérification , vous auriet facilement jugé qu'il estoit <tiilîcil<- d'arguer de faux ce titre, par les raisons que je viens de vous dire, et en ce cas cela n'auroit fait aucune conséquence. Il n'est pas hors «l'apparence que ceux qui ont falsifié des titres pour leur avantage, n'ayent falsifié celuy-là qui est indubitable, pour s'en pouvoir ser\ir i faire voir qu'il n'y avoil point de falsification en ceux qui les regardent; et il est bien difficile dans un fait de cette qualité ».
et dans une maison comme celle de Roban de restablir un titre que l'on a argué de faux, qui pourtant ne peut estre faux par la vérité de l'histoire. Ainsy vous devei examiner les moyens les plus senrs de restablir la vérité de ce titre, sans que cela tire à aucune conséquence pour les autres.» (MèL Ci«r. vol. 43a, fol. s6A.) 1 Voici cette lettre :
«Monsieur de Marie, estant informé que les Carmes Déchaussés de Clermont ont entre leurs mains deux aveux et hommages faits au roy Philippe- Auguste par les seigneurs évesques et abbés du royaume, je vous fuis cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous vous transporties au couvent desdi ta Garnies Déchaussés, et que vous leur disiei que je veux qu'ils vous remettent ces deux aveux et hommages entre les mains pour eslre envoyés à Paris et remis dans ma bibliothèque ; et en leur donnant vostre récépissé, ils en seront bien et valablement déchargés." {M41. Q*ir. vol. 43s , fol. »»8.)
■iH
Je donneray Tordre de vous envoyer le récépissé du bibliothécaire de Sa Majesté, pour retirer celuy que vous aurcx donné.
(Bihl. Inp. M». MeUngr, OmrnmbnU , vol. 4S«,foL »8.)
DIRECTEUR DB L'ACADÉMIE DE FRANCE A ROME
Sceaux, septembre 1689.
J'apprends, par vostre lettre du % de ce mois, que vous faites travailler à vider et creuser le vase d'iphigénie, et en continuer les ornemens. Je vous recommande toujours de prendre bion garde que ces vases soyent dans une très-grande perfection; comme aussy de faire travailler aux figures antiques que je vous ay ordonnées, et de prendre un soin particulier de contenir les élèves dans leur devoir'.
Vous pouvez donner congé au nommé Marie, puisque son tempérament est contraire à l'air de Rome3.
Je vous enverray, dans peu de jours, des fonds pour l'académie.
(Bibl. Imp. Mes. Mtltmge* Ckiramhatili . vol. dîa, fol. s4q 1