‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 367 sur 470 · XXV. — LA DUCHESSE D'AIGUILLON A COLBERT · texte numérisé non relu

XXV. — LA DUCHESSE D'AIGUILLON A COLBERT

Avril iG66.

Je ne puis jamais tesmoigner mon obéissance nu Roy dans une occasion qui luy maitpjc wiev

APPENDICE

mon respect infiny pour les volontés de Sa Majesté qu'au sujet dont il s'agit, n'ayant jamais peu» à vendre Rueil, ni pensé auasy qu'il se fust jamais vendu.

J'avoue qu'il m'est cher, par bien des considérations; et vous [en] pouvez juger, Monsieur, vous qui estes si reconnoissant. Les dépenses excessives que j'y ay faites font connoistre l'affection et l'attachement que j'y ay toujours eus ; mais le sacrifice que je feray en sera plus grand. J'espère qu'estant présenté par vos mains, vous en fera valoir le mérite.

Le Roy est le maistre, et celuy qui m'a donné Rueil ' a si bien appris a toute la France t'obéi»sance qu'elle luy doit, que Sa Majesté ne doit pas douter de la mienne.

Voicy le mémoire * que vous avei ordonné; permettes-moy de redire encore. Monsieur, qu'eicepté le Roy et la Reyne, Rueil n'aurait point de prix a mon égard ».

Failes-moy , s'il vous plaist, l'honneur de me croire vostre très-humble servante autant que je la suis.

(Delort, Mu voyait mur fwWroiu «fe Paris, II, sa.)

Page 1