‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 384 sur 470 · INTENDANT DE METZ, A COLBERT · texte numérisé non relu

INTENDANT DE METZ, A COLBERT

Nancy, h mny 1671.

Dans le soin que prend le sieur Fossier de la conduite du cheval de bronze que le Roy a envoyé quérir à Nancy , il a couru risque de lu vie *. La volée du chariot a laquelle les traits sont attaché s'estant cassée pr l'effort des chevaux, une des pièces du bois l'a frappé et luy a cassé le petit os du bras droit , qu'd avoit alors posé sous la mamelle du mesme coslé où il ressent quelque douleur. Il n'a point de fièvre, et le chirurgien qui le traite assure qu'il n'arrivera aucuu accident et qu'il sera hientost en estât de suivre sa route. Pour quoy il n'a que trop d'impatience; mais j'easayerar de le retenir autant que le chirurgien le jugera a propos ». Si, au lieu d'avoir esté frappé de biais

bre 1608, sont dans le même registre O 10,00s. fol. 19.

' L'enregistrement de ces lettre» patentes eut lieu au psrlemeut le 5 mai ; à la police , le 6 juin ; au Chàtclct, le g. juin , et à la Cour des monnaye*, le si Terrier «671. Ces divurs enregistrements non t. dans le manuscrit, à la suite de la pièce «pie non» publions.

" Dan» une lettre du 3o octobre précédent, le maréchal de Créqui avait prévenu Colbert ipic « c'en toit une machine fort difficile de remuer le cheval de brome.» ( Mélange* CAainunbault , vol. 465, fol. 357.)

Fo*«i«- rencontra en irflel beaucoup de diffi-

cultés. 11 annonça à Colbert qu'après avoir atlrJc trente-six chevaux au chariot, lorsqu'il fut ni* en mouvement , le pavé s'enfonçait sous le* roues, et que , cinq jours après être parti de Nanry , il n'était pas encore à plus d'un quart de lieue de

' Le 91 du même mois, l'intendant écrivait à Colbert que le chirurgien avait permis à Fossier do partir de Nancy pour retourner surveiller le transport du cheval de broute, et ill'awurail que Fossier avait été <• pin» malade d'inquiétude dr n'entre pn» à sa commiwion que de sa bletsure. » (Voir Science» , Lettre*, etr. pièee n' fiô il notes, ain»i que pièce XXXVIII.»

on coulant, il eust «lé frappé droit, je crois qu'il eust risqué la ri* i cause de la violence avec laquelle les éclats de ce bois ont esté portés.

Le cheval de bronze estant passé hier le premier vallon du bois do Haye, qui est ce me semble le plus difficile passage que l'on trouvera jusqu'à la rivière de Marne , cela me fait croire , Monseigneur, que l'on achèvera celte conduite heureusement; celuy qui en a le soin s'y prenant avec beaucoup de méthode , pour ne se point risquer dans les mauvais pas.

(Bibl. Fmp. Mm. Nélangrt Ciairambmlt . vol. 466, fol. 6*9.)

X Kl I. — DONATION DR TERRAINS

l»Ol R BÂTIR A VERSAILLES1.

(Contrc-*iKiic Colbert.)

Dunkerque, 99 may 1671.

Sa Majesté ayant en particulière recommandation le bourg de Versailles , souhaitant de le rendre le plus florissant et fréquenté qu'il se pourra, elle a résolu de faire don des places à lotîtes personnes qai voudront bastir depuis la pompe dudit Versailles jusqu'à la ferme de Clagny, avec exemption de logement par craye* esdits bastimens pendant dix années qui auront cours du jonr qu'ils seront achevés, à la charge de payer au domaine dudit Versailles pour chacune desdites places à proportion 5 sols de cens pour arpent, payables chacun an au jour de Saint-Michel, pour desdites places et bastimens jouir par chacun des particuliers auxquels icelles place» seront délivrées en pleine propriété comme à eux appartenant, à ta charge de par eux, leurs hoirs et ayans cause entretenir les bastimens en l'estal et de mosme svmétrie qu'ils seront bastis et édifiés. La délivrance desquelles, avec mesure, leuans et aboutissans, sera faite par le surintendant des basti-

(Arcb. de l'Emp. liegi^du *rrrfriat, 0 «5. fot. s5o. et 0 lo.ooo', fol. 334.)

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