‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 427 sur 470 · LE LOUVRE ET LES TUILERIES · texte numérisé non relu

LE LOUVRE ET LES TUILERIES

Le Louvre n'estant point basty, on n'a fait mention dans ces mémoires des dépenses qui y ont esté faites que pour ne rien omettre. Il serait assec difficile de taire une description agréable de ce qui est commencé. Le dessein n'en paroist pas encore dans tout son jour. On croit mesme que si les vœox de la capitale du royaume estoient écoutés, et qu'il plust à Sa Majesté de s'y faire hastir un palais, on prendrait de nouveaux alignemeus et de nouveaux desseins. Tout ce que Ton peut dire, c'est que rien ne paroist plus engageant que la situation de l'emplacement du Louvre, dans le plus bel endroit de la ville , ayant la rivière de Seine pour canal et une estendue infime pour les jardins et parcs du costé de la campagne.

La galerie du Louvre est occupée par ce qu'il y a de plus habiles gens dans les arts, que le Roy loge gratis. Cest une marque de distinction pour eux.

Le palais des Tuileries n'est point habité, quoyque très-logeable. La façade est très-agréable sur le jardin des Tuileries, dont on ne peut rien dire qui ne soit connu de tout le monde. Ce jardin prisse dans toute l'Europe pour un des mieux entendus et la plus agréable promenade que l'on puisse souhaiter. C'est un des principaux ornemens de la ville de Paris ; aussy couste-t-il au Roy plu* de 90,000 livres par an a entretenir.

\ y a de plus célèbres astronomes et mathématiciens , à qui S» Majesté fournil toutes sortes de •s d'approche et d'instrument* de mathématiques nécessaires pour l'exercice de leur science, sus de l'édifice est une terrasse pavée de cailloux ; l'oo y dresse des lunettes en ras de

inme ce terrain est au milieu des carrières, on a fait des descentes qui conduisent dans des s naturelles si profondes et si estendues qu'on auroit peine à ne pas s'y égarer sans guide. Minières mesmes ne peuvent pas résister à l'homide fraisebeur qui y domine. On ne peut y qu'avec des flambeaux.

•t «kliÛce renferme encore beaucoup d'autres singularités qui demanderaient un trop long ■ il.

>ulre l'édifice de pierre, on a encore fait apporter et dresser à costé la tour de bois qui estoit i machine de Marly avant qu'elle fust construite en pierre. Cette tour de bois est encore beaup plus «levée que l'Observatoire, et par conséquent très-utile pour l'observation des astres.

DÉPENSES DE l/OBSEHVATOIEE.

1667 57.758' V '* Hepost 099,537' i4' h*

1669 i35,ag3 6 1679 5,190 9

1670 i38,6g4 9 t6So 5,go9 11 6

1674 1 4,760 9 Depuis, pour transita ! 4 ,3 g3 1 3 porter la tour de bois de

167G i3,aa5 i3 Marly et la mettre en

1G77 07,894 7 place 10,886 7 4

A BEPosTan 69a, 537' ia' 4* Tout 735,176' 4* S*

Depuis 1 683 jusqu'en 1690, il n'a esté fait que très-peu de dépense à l'Observatoire, hors le transport cl placement de ladite tour de bois.

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