A M. ARNOUL
INTENDANT DE MARI IN E A TOULON '
Versailles, ta février 167 fi.
Vous verrez, par le mémoire cy-joinl, les ouvrages que le Roy a résolu de faire faire cette année aux places de Provence sur les plans et mémoires que vous avez envoyés2. Comme il est de grande conséquence de commencer promptement à y faire travailler, et particulièrement à Toulon, il est à propos que vous fassiez incessamment les marchés de tous les ouvrages, à des entrepreneurs habiles et solvables, dans les formes accoustumées et aux conditions les plus avantageuses qu'il vous sera possible, et qu'ensuite vous les obligiez à mettre la main à l'œuvre sans perdre de temps, et à avancer les travaux avec toute la diligence possible. Ce pendant je donne ordre, cet ordinaire, au trésorier des fortifications de faire re-
La Capelle, de Guis*, de Rocroi et de Charleville. Pendant les guerres religieuses, il fut envoyé dans les Cévennes pour fortifier plusieurs villes.
1 Arnoul père était déjà malade (voir III, Mann*, page 5 9 a , note ); c'est à son fils que celte lettre est adressée.
* Avant de lui envoyer le mémoire des travaux â faire aux places de Provence, Colberl lui avait écrit le 1" décembre précédent :
«Les places maritimes de Provence estant devenues plus importantes par la déclaration de la guerre. Sa Majesté veut que vous ta fassiez visiter toutes avec soin et diligence, en lever des plans et dresser un mémoire des travaux a faire pour les mettre en estât de ne rraindre
aucune surprise, et mesme de se bico défendre. Surtout, il est nécessaire que vous fassiez travailler sans aucune perle de temps à la réparation des brèches qui seront aux ouvrages de maçonnerie de toutes ces places.
fie vous recommande particulièrement les tours de Toulon et les batteries qui doivent es Ire a l'entrée de la darse. Vous pouvez vous servir pour ingénieur du sieur du Cayron , ou de quelque autre, ne doutant pas que vous n'en trouviez facilement en Provence.
«Si vus lrt> santé pouvoit vous permettre d en faire la visite vous-mesme, cela serait beaucoup mieux; mais ne vous hasardez pas.-» ( />•piU île» fmii if. > fi 7/1, fol. 970. )
mettre sur les lieux un fonds de 20,000 livres, et dans peu j enverray à M. Rouillé l'arrest nécessaire pour la liquidation du prix des maisons qu'il faudra abattre pour faire l'esplanade du fort Saint-Jean de Marseille.