A M. DE MIROMESML
INTEW>A.NT A CH.ÀLOSH.
Versailles, 17 mai* 167 h.
Comme le fils de l'entrepreneur des palissades de Langres, nommé Aubertot, m'a représenté que son père est en prison depuis deux ou trois mois, quoyqu'il offre de donner bonne caution pour seureté des deniers du roy qu'il a touchés, et d'en compter de clerc à maislrc pour voir l'argent qu'il a employé, je vous écris ces lignes pour vous «lire qu'il serait bon de terminer cette affaire, en obligeant ledit Aubertot à satisfaire aux condi-
102 F0HTIFICAT10NS.
lions de son marché, on s'il ne le peut pas, par les diUicultés qui se rencontrent à avoir des palissades, à rendre la somme qu'il a reçue de trop.
C'est ce que je crois qui peut se faire de mieux dans cette occasion, puisqu'on retenant plus longtemps prisonnier ledit Auberlot , on n'en pourrait pas tirer dos avantages plus considérables1.
( Dépôt de* fortification* . M*s. so5 , 1 67» , fol. 60. )
81). — V M. DE DEMUIN,
A HOCHEFORT.
Versailles, «3 mars 1674.
J'ay reçu voslre letlre du 1 5 de ce mois. Quoyque je ne doute pas que M. de Terron ne soit en estât de signer toutes les expéditions nécessaires pour toutes les fonctions dont vous le pouvez soulager pendant sa maladie, en cas que cela ne fust pas, après luy en avoir communiqué et pris ses ordres , vous pouvez signer sans difficulté , estant très-important et absolument nécessaire que rien no retarde l'exécution des ordres qui vous ont esté donnés, particulièrement ceux qui concernent les fortifications do l'isle de Ré et du fort de la Prée , dont je ne sçaurois assez vous exagérer l'importance et la nécessité, vous avouant mesme que je suis fort en peine de ce que je ne vois point par voslre lettre qu'ils s'avancent autant qu'il serait à désirer.
Il ne faut pas que vous vous arrestiez ni à raisonner, ni à délibérer; il faut mettre la main à l'œuvre, et travailler sur-le-champ. Si vous vous laissez aller au raisonnement des syndics et des habitans sur les corvées, vous passerez le meilleur temps en difficultés ; il faut ordonner et faire commencer le travail.
Le Roy approuve que vous donniez une ration de pain et pour quatre deniers de vin aux corvées, ainsy que vous le proposez; mais prenez bien garde que ces corvées soyenl bien utiles et qu'elles travaillent mieux qu'elles n'ont accoustumé; vous sçavez assez que c'est là le défaut de toutes ' Sepl jour» après, avant reçu do nouveaux 456 hvres i3 sols qui est duo au
renseignements sur cette affaire, Colbert eeri- qui a fourny te pain aux corvées. Comme je ne rail au même intendant : doute pas que vous n'ayes soigneusement exa-
«Je vois les malversations commises par miné ce qui se peut taire de mieux pour le
Auberlot dans les fores ts où il luy a esté per- bien du service cl pour rendre une justice
mis de couper des bois pour faire des palis- exacle de celle affaire , vous pouvex sans difîi-
sades et que voslre avis seroit de faire mettre culte la terminer ainsy que vous le mar-
des Irsiverses auxdilcs palissades, de l'argent que». . . - ( i>r/*i/ de* forùj. i 67 & . fol. 64 ) qu'il doit rexIitiMT, o| payer une somme de