‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 3)Chapitre 108 sur 486 · LOUIS XIV AU COMTE DE VIVONNE · texte numérisé non relu

LOUIS XIV AU COMTE DE VIVONNE

GÉNÉRAL DES GALÈRES

(Copie portant : De la main de Colbert. )

Saint-Germain, 10 décembre 16G9.

J'ay vu, par une lettre du a 3 du passé, les raisons que vous prétendez avoir de vous plaindre de quelques articles insérés dans la capitulation du sieur marquis de Centurion. Quoyque tous les véritables intérests de voslre charge y eussent esté conservés, et que tous les corps estrangers que j'ay reçus à mon service pendant tout le temps de la dernière guerre eussent esté beaucoup mieux traités que ledit Marquis, la satisfaction que j'ay de vos services, et l'affection que j'ay toujours eue pour vous me portent ù retrancher encore une partie de ce que je luy avois accordé, pour vous donner presque une entière satisfaction sur tous les points contenus en vostre lettre , ainsy que vous verrez par sa capitulation que j'envoye par ce mesme courrier au sieur d'Oppède, pour vous la communiquer et ensuite la rendre au marquis Centurion1. En mesme temps, je désire que vous luy délivriez les trois galères que je luy ay promises, toutes les fois qu'il vous les demandera.

Au surplus, je scray bien ayse qu'aussytost que vous aurez remis mes galères en bon estât, vous vous en reveniez auprès de moy, où je vous donneray des marques de la satisfaction que j'ay des services que vous m'avez rendus pendant cette dernière campagne.

A l'égard des capitaines de mes galères, je vous permets volontiers d'ac-

•le mes galères, et qu'il en compose la chiourme j'envoye mon ambassadeur à Rome pour *s

des meilleurs hommes et les fasse partir en sisler au conclave pour l'élection d'un pape.->

toute .liligenre se rendre à Anlibes, et y ( Dép. conc. le* gai. fol. a i C. ) i mon cousin le duc de Chaulnes, que 1 Voir page 171, note.

corder à la moitié d'entre eux congé pour trois mois, à la charge que l'autre moitié demeure toujours à Marseille.

Je n'estime pas à propos que vous fassiez aucune réponse au pacha d'Alger, ma résolution estant de faire la guerre aux corsaires de cette ville jusqua ce qu'ils ayent restitué à mes sujets tout ce qu'ils leur ont pris au préjudice des traités.

Aussytost que vous m'aurez fait sçavoir en quel lieu de mon royaume sont les statues de marbre qui appartiennent au vice-roy de Naples, je donneray ordre de les luy faire rendre. Ce pendant je trouve bon que vous incitiez en liberté le nommé don Mario Plati, et que vous le renvoyiez audit vice-roy, à condition expresse qu'il ne le laissera plus voguer.

(Arch. de la Mar. Dépêche* concernant la galère», 1669, fol. *i8.)

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