AUX INTENDANTS
SainUGerioaia, 1*' septembre 1670.
Monsieur, je vous envoyé les commissions du roy pour l'imposition des tailles de l'année prochaine 1671; auquel effet vous prendrez, s'il vous plaist, la peine de faire expédier les attaches du bureau des finances, et, après avoir retiré le tout, vous vous transporterez promptement dans toutes les élections pour faire les départemens et tenir soigneusement la main à ce que les impositions soyent faites avec justice et égalité^. Considérez ce travail comme le plus important de tous ceux qui sont confiés à vos soins , puisqu'il s'agit du recouvrement de la plus forte recette pour soutenir les dépenses de l'Estat, et de rendre la justice aux peuples en la partie qui leur est plus considérable, qui est celle de leur bien. Prenez-donc bien garde que les contribuables soyent d'autant plus portés à payer leurs im-
larité des répartitions et des frais d'huissier.» (Depping, Correip. adm, IIÎ, 198. — Voir en outre les notes de la lettre précédente.) — Peu de jours auparavant, le 35 juillet 1670, des observations sur le même sujet avaient été adressées par Golbert à l'intendant d'Orléans : «Monsieur, j'ay reçu , avec Tune de vos lettres du 18 de ce mois, Testât de tous les prisonniers détenus pour le fait de la taille et autres impositions. Encore que vous croyiex que ce soit peu d'y en avoir trente et un , je dois vous dire , n'y ayant point de généralité où il y en ay t tant que dans la vostre, que le Roy désire que vous vous appliquiez toujours à en diminuer le nombre, et que vous ne manquiez pas de le vé-
rifier tous les six mois , et de m'en envoyer la liste, sçavoir:une au commencement de Tannée, et l'autre vers le milieu.
tt L'intention de Sa Majesté n'est pas que vous rendiez cet ordre public, parce qu'elle sçait bien que cela pourroit faire un mauvais effet; mais elle désire que vous donniez toute vo8lre application à r^er si bien et si justement les tailles, et à prévoir tous les inconvéniens qui peuvent arriver, que les receveurs ne soyent point obligés d'en venir à cette extrémité.» (Dép. conc. le commerce, 1670, 1.1, fol. 979.)
* Voir pièce n* i5.
* Voir pièce n** 1 o , note.
fort ponciuds à payer. Je vois que, dans toutes les autres généralités, lesdits receveurs se servent fort peu de contraintes, en sorte que, pour peu qu'ib ayent d'industrie et d'application , et que l'imposition soit bien faite , il y a beaucoup d'apparence qu'ils n'auront pas besoin d'avoir recours à ces rigueurs, en quoy consiste particulièrement le plus grand soulagement que l'on puisse donner aux peuples. Gomme le Roy n'a rien tant à cœur que de leur en procurer, l'intention de Sa Majesté est que vous donniez toute l'application nécessaire pour faire cesser ces contraintes.
( Arcb. de la Mar. Dépêchée eoncerwmt le commerce, 1670, t U, fol. &65.)