AUX INTENDANTS
SaiiitrCiermain , a^i iiiay 1679. ■
Monsieur, le Koy ayant résolu d'aliéner un million de livres de rentes sur THostel de ville de Paris, au denier i 6 , et voyant que ce bien est extrêmement recherché, Sa Majesté m'a ordonné de vous envoyer l'édit pour le rendre public dans la {généralité de... afin que si quelques officiers ou habitans en veulent prendre, ils puissent le faire ^
(Bibl. Imp. Ms8. Mélange* Clairambault ,\{}\. '496, fol. 676.)
^ Louis XIV ayant crée ce million dercntos au denier 16, c'est-à-dire à G livres 5 sons, par édit du mois de mai 1679, Colherl s'occupa de rechercher des souscripteurs même dans les pays étrangers. Ainsi il écrivit, le a 4 mai 1C79, au sieur Cololandi, résident français à Florence : "Je vous envoyé quelques exemplaires de redit de Taliénalion que le Roy a faite d*un million de livres de rentes sur TUoslel de ville de Paris. Faites toutes les diligences qui pourront dépendre de \ous jwiir obliger les sujets du grand duc de Florence d'en prendre, sans toutefois les en presser. Il est bon que vous sçacliiez que , depuis quatre jonrs que IVdit est lait et enregistré , Ton en a desjà pris pour cent mille écus.»» {Mél. Clair, vol. /i2G,fol. 576.)
Un avis semblable avait été' adressé au sieur Gonipans, résident à Gènes, ainsi que cela résulte de la lettre suivante : "J'ay esté surpris d'apprendre par vosli-e lettre du... que tous n^aviez pas de connoissance des nouvelles rentes que le Roy a créées sur THostel de ville, parce que je vous en ay envoyé Pédit aussytost
(]u'il eut esté résolu. J'appréhende fort qne ai les Gtfnois en veulent prendre ils y viendront un peu lard , parc<! qu'il y en a desjà pour deux millions de livres consumées. Je vous puis assurer que ie Roy en constituera encore un mttlion de livres au denier 18, qui seront distribuées avec la mesme diligence, parce qu'il n'y a point de jour que Ton ne reçoive au Iréaor royal plus d'un million de livres. « {MéL Claàr» vol. AaG, fol. G67.)
Un ('dit du mois de juin 1679 créa en eflet de nouvelles rentes pour un million, au denier 18 (5 livres 11 sous). Le 98 juin, Goibert écrivait encore au sieur Compana :%Vou8 avei reçu un peu tard i'édit pour ie million au denier 16, parce qu'il a esté entièrement con» sumé en 1 8 jonrs de temps , et le Roy a résoin « en mesme temps, de constituer un nouveau million de livres de rentes au denier t8. Je crois bien que les Génois ne se résoudront pas d'en prendre à ce taux. Mais cela est aaseï indifférent, et \ou$ ne laisserez pas de leur eo donner avis. (MéL CUUr, vol. 696, foi. 691.)
Forlwnnais porte à 3â millions le chiffre