A M. DE RISf
INTENDANT A BORDEAUX
FontaineUetQ, s6 septembre 1681.
J'ay reçu, avec vos lettres du 1 5 de ce mois, le mémoire concernant 1 ^ recouvrement de la taille par la voye des porteurs de contraintes; sur quo; je dois vous dire que , quelque opinion que vous ayez que cette voye moins à charge aux sujets du roy et qu'elle est mesme absolument néce»
saire pour le recouvrement des deniers de la taille, il est néanmoins très — nécessaire que vous establissiez la voye des huissiers et sergens en queiqu'un^^ des élections de vostre généralité, parce que Sa Majesté est très-per^ua — dée que, la voye de ces porteurs de contraintes par logemeods effectifs n'estant pas naturelle, les peuples seront plus soulage si Ton peut rèsta^ blir la voye des huissiers et sergens. Ce pendant vous avez fort lÂen feit de retrancher Tarcher à cheval qu'il y avoit en chacune brigade; et vous iiè sauriez apporter trop de précautions pour diminuer cette charge sur les peuples, tout autant qu'il sera possible sans préjudicier h la seureté et h^ cilité du recouvrement^.
(Bibl. Imp. Mss. Méhnget CUùrâmbtmU, toL &3o,feL 166.)