‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 280 sur 411 · A M. HOTMAN · texte numérisé non relu

A M. HOTMAN

!^TE^DA^T A TOURS'

De . . . 3 décembre 1 663.

Je VOUS remercie de l'avis (jue vous m'avez donné du décès du sieux Nau, trésorier des finances de Tours, sans avoir payé l'annuel^, et que ses' héritiers, pour atteindre le temps de l'ouverture, cachoient sa mort, h l'ay dit à M. de Beaumont afin qu'il mandast à son commis de ne se point laisser surprendre, et mesme, en cas qu'il eust reçu de l'argent, de se bien garder d'accepter le prix du huitième denier de la résignation'; c'est à quoy je vous prie de tenir la main sur les lieux.

Puisque les arbres du parc de Plessis-les-Tours sont sur le déclin et qu'ils dépérissent tous les jours, il sera bon que vous en reconnoissiez la juste valeur et l'avantage que le Roy en pourra tirer jusqu'au dernier sol, afin qu'après avoir rendu compte à Sa Majesté elle puisse donner ses ordres pour abattre lesdits arbres, en cas qu'on l'estime à propos.

L'imposition d^ 6,ooo livres sur les élections de Richelieu, Sauniur et Montreuil-Bellay, pour l'entretènement des gardes à cheval du gouverneur de Saumur, ayant esté approuvée par le Roy, il n'y aura qu'à la continuer les années prochaines; mais il sera bon que vous me donniez précisément avis de toutes les impositions extraordinaires qui se feront dans vostre

i*A|ro (]<> 8()i%<inlc et dix-huit ans. — 11 avait /•piiiw!', en 1657, en secondes noces, Margiierit<! (îoIIktI, veuve de Jacques Méraull, président des lr('ftf)i'ierH dos finances à Soissons,cou- HÎne f{<'rrnaine de Jean-Baplisle Colherl. C'est t\i' lui ((ij'il i;hI ()iioslion, t. I, page 5i, et non d«' htm lilrt ArnouL coninic l'indique la note. ' Vinc<;nt Iloluian de Fonlcnay(voir page 3) Hiuii t'\nmmi Margnerilc Colbert, Gllc d'Ou- <J/irt (^fllM.'rl et d'Antoinette Serin. Sa mère, tlmtl il fhï fpicMlion an dernier paragraphe de

la pièce n^ 3, était Marie de Bouqueval, qui avait été mariée à Timolëon Hotman, trt«sorier de France à Paris.

^ Voir pièce n° 83 , note.

^ La H'signation ou démission d^nn titulaire en l'avonr d'un autre équivalait, pour les offices vénaux , à une vente. Les offices de ceux qui étaient décèdes sans avoir payé l'annuel os sans avoir survécu quarante jours à leur résî» gnation tombaient aux parties caAiiclies, {EmcycL méthode Finances.)

IMPÔTS, MONNAIES. . âM

gënéralil<^, afin que, sur ce que je vous fcray sçavoir, vous ne procédiez qu*à celles que Sa Majesté aura ordonnées. Le Roy a pareillement accordé audit gouverneur les 9â,ooo livres que les fermiers des traites foraines ' loy payent, qui sont employées en dépense dans leur estât.

Je parleray au Roy, à son retour, de l'abus qui se commet pour l'exemption des tailles des officiers servant au chasteau de Saumur, dont on envoyé un rôle tous les ans au greffe de l'élection , et je vous feray sçavoir aussytost ce que Sa Majesté aura résolu à cet égard.

Je vous prie de bien observer, dans chaque élection de vostre généralité, a combien peuvent monter les restes depuis l'année 1667 jusqu'à présent. Ce travail est d'autant plus important que les receveurs généraux estant grands chicaneurs, et de plus, n'ayant rendu aucun compte de toutes ces années, on pourroit bien prendre la résolution de se passer d'eux, vous priant, à cet effet, de voir secrètement et d'examiner les moyens de s'assurer le recouvrement de toutes les impositions soit pour l'année prochaine, soit pour la suivante, à quelles conditions et à combien de nonyaleurs.

Il importe aussy que vous tascfaiez de vous rendre à Blois pour travailler à la vente et à la réformation des forests le plus tost qu'il vous sera possible; et mesme, il me semble qu'en procédant au département des tailles dans chaque élection de vostre généralité, vous pourrez vous informer, chemin faisant, des principaux abus commis dans les forests, afin qu'en ayant pris quelque connoissance , cela vous puisse toujours servir de quelque chose lorsque vous serez entièrement appliqué à la réformation.

(Àrch. de la Mar. Recueil de divertes lettrée, fol. 190.)

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