A M. LE BLANC
INTENDANT A ROUEN
Paris, 95 décembre 1G78.
Le Roy m'ordonne de vous répéter une chose que je vous ay écrite beaucoup de fois de sa part , qui est que vous teniez la main à ce que les traitans des recouvremens des affaires extraordinaires qui ont esté faits ou auxquels on travaille encore à présent dans l'estendue de la généralité de Rouen, délivrent des quittances comptables^ à tous ceux qui ont payé des taxes pour tous ces recouvremens, et ce en conformité des arrcsts du conseil des ai may 1676 et 96 mars 1678 que je vous ay envoyés, Sa Ma-
' Voir pièces n"" 25'.» , a82 «*t .3oG.
IMPOTS, MONNAIKS. 38r>
jesfé nrordonnant do vous faire remarquer qu'il n'y a que ce seul expi'»- (lienl pour empescher les omissions de recette et les friponneries de tous les sous-lrailans, parce que, tant que leurs récépissés demeureront entre les mains des taxés, ils sont en pouvoir de n'accuser que ce qu'ils veulent de leurs recettes; mais lorsqu'ils sont obligés de donner des quittances du garde du trésor royal ou du trésorier des revenus casuels, contrôlées, alors seulement la seurelé est entière pour le roy. Considérez bien de quelle conséquence cela est, et faites tout ce que vous estimerez nécessaire pour exécuter ce qui est en cela des intentions de Sa Majesté. .
Ces affaires extraordinaires sont les francs-fiefs, nouveaux acquests, taxes des procureurs, notaires, huissiers et sergens, arts et métiers, taxes pour la décharge des droits de tiers et danger, et le huitième denier des aliénations ecclésiastiques. Sa Majesté veut pareillement que vous teniez la main h ce que toutes ces affaires soyent terminées dans peu de temps.
(Bibl. Imp. Mss. S. G. F. 536o, Uttrei de M. Coîbert, 1 1, fol.SQS.)